25.07.2013

Affaire de casting

imprimer
envoyer
commenter

Le choix de nouveaux ministres doit étonner les observateurs et répondre à des critères d’opportunité et de compétences. Elio a montré la voie. Souvenez-vous de Marie, de Fadila et de quelques autres moins réussis… Benoit Lutgen a suivi la voie tracée par le maitre quand il a choisi Madame Schyns pour succéder à MD. Simonet au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Avant de reparler de ce choix, un salut chaleureux à MD. Simonet qui fait face avec courage et lucidité à une épreuve difficile. On peut ne pas partager ses choix politiques et saluer la sobriété et la dignité de sa décision.

Le bruit, relatif vu le tsunami royal, autour de la désignation de la nouvelle ministre de l’enseignement obligatoire mérite quelques mises au point. La presse et le CDH ont laissé entendre qu’on pourrait assister à de nouvelles inflexions dans la politique d’enseignement. Farceurs !

La réalité : la fin de la législature (élections en mai 2014) est très proche. Cela veut dire qu’on entre en campagne électorale dès ce mois de septembre et que le travail parlementaire et législatif se termine au mois de mars ! De septembre à mars, Madame Schyns aura à peine le temps de comprendre la logique des nombreux mini-dossiers ouverts par MD. Simonet. Elle n’aura évidemment pas le loisir (ni la volonté) de mettre ses collaborateurs au travail sur les grands dossiers restés en rade. Comme une vraie mise en œuvre de l’école du fondement. Soit un solide tronc commun jusqu’à 14 ans au moins.

C’est donc le cabinet qui est au pouvoir. Pas la ministre ! Beaucoup de citoyens ignorent à quel point la qualité de l’entourage d’un ministre est décisive. Dans ce cas-ci, encore plus. La polarisation des médias sur le casting est trompeuse. Ils entretiennent le mythe qu’un ministre peut faire la pluie et le beau temps. Non seulement il/elle est tenue par la Déclaration de politique communautaire (de 2009) et par les accords passés avec les coalisés, mais il/elle doit tenter, en fin de législature, de convaincre de la pertinence du travail accompli.

Les élections approchent. Aussi, à n’en pas douter, le casting a-t-il été essentiellement dicté par cette échéance. Quelle image le parti veut-il donner au monde de l’école ? Voilà la question-clé. Sur un dossier prétendu « la priorité des priorités » (encore une tromperie), il fallait choisir une figure jeune et neuve. Ne pas remplacer une femme par un homme. Surtout pas quand la profession se féminise davantage chaque année. Et bien sûr, choisir un prof ! Doublé d’un parent d’élèves qui les connaît et les comprend et blabla…. Exit donc pour les Fonck, De Groote, Matz, … et autres noms cités dans les gazettes. Benoit Lutgen a aussi tablé sur l’effet de surprise. Bien joué ?

Il s’agit donc d’un épiphénomène. Néanmoins révélateur du fonctionnement du petit microcosme des partis politiques. De grâce qu’on ne vienne pas nous raconter autre chose. Reste à voir comment cette dame va pouvoir se dépêtrer du dossier le plus pourri qu’on lui laisse : les inscriptions… Comment elle parviendra (ce serait un exploit) à éviter de porter toute seule le chapeau d’une procédure de plus en plus opaque et qui est très loin d’atteindre ses objectifs.

imprimer
envoyer
commenter

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ?