Journées d’hommage à Georges Brassens, disparu il y a trente ans. Question : misogyne ou féministe ? Féministe bien sûr ! La preuve par Pénélope (« Toi l’épouse modèle, le grillon du foyer… ») et, surtout, par ma chanson préférée, peu connue et donc rare. Tant mieux.
Si vous ne la connaissez pas, lisez-la sans tricher. Vous serez conduit au malentendu. Jusqu’à la chute qui tient dans les deux derniers vers. Je ne connais pas une ode aussi pudique et aussi puissante à la liberté dans l’amour.
Le père Noël et la petite fille
(1953)
1. Avec sa hotte sur le dos (2) / Il s’en venait d’Eldorado (2) / Il avait une barbe blanche / Il avait nom « Papa Gâteau »
Il a mis du pain sur ta planche / Il a mis les mains sur tes hanches
2. Il t’a prom’née dans un landeau (2) / En route pour la vie d’château (2) / La belle vie dorée sur tranche / Il te l’offrit sur un plateau
Il a mis du grain dans ta grange / Il a mis les mains sur tes hanches
3. Toi qui n’avais rien sur le dos (2) / Il t’a couverte de manteaux (2) / Il t’a vêtue comme un dimanche / Tu n’auras pas froid de sitôt
Il a mis l’hermine à ta hanche / Il a mis les mains sur tes hanches
4. Tous les camées, tous les émaux (2) / Il les fit pendre à tes rameaux (2) / Il fit rouler en avalanches / Perles et rubis dans tes sabots
Il a mis de l’or à ta branche / Il a mis les mains sur tes hanches
5. Tire la bell’, tir’ le rideau (2) / Sur tes misères de tantôt (2) / Et qu’au-dehors il pleuve, il vente / Le mauvais temps n’est plus ton lot
Le joli temps des coudées franches / On a mis les mains sur tes hanches
Écoutez-la ici ou dans la très belle version de Maxime Leforestier.
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