Festivals, face B

Chronique d’été sur une lecture alternative des festivals. Des participants nous parleront de l’ambiance, des à-côtés et nous feront découvrir les festivals, face B. Parce qu’aller à un festival, c’est écouter de la musique, mais c’est aussi parfois la consommer.


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28.06.2012

Festivals, face B

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L’été sonne à notre porte. Pour certains d’entre nous, été est synonyme de festival. Gambader dans les plaines asséchées, ou au contraire détrempées, de Dour, Esperanzah !, Couleur café ou encore du Lasémo ou des Ardentes. Se délecter de musique du monde, de pop, de rock, de jazz, de techno, d’électro...

Les festivals sont un univers à eux seuls, un monde à part où, pendant quelques heures ou quelques jours, on se plonge, oubliant les réalités quotidiennes, pour se retrouver entre amis, en famille... Certains préparent leur festival tour tout au long de l’année, le préférant à une semaine dans le sud de la France, en Espagne ou ailleurs. Le festival devient alors synonyme de vacances. Pour d’autres, c’est ce qu’il y a derrière le festival qui fait tout son charme : le camping à moitié sauvage, la population hétéroclite, l’ambiance, le lieu...

Mais choisir un festival n’est pas un geste anodin, c’est bien sûr les groupes présents, mais c’est aussi sa particularité, son prix, les festivaliers... parfois, c’est la singularité du festival qui attire. Choisir Werchter, Dour ou les Ardentes ne signifie pas la même chose que se rendre à Esperanzah !, au Lasémo ou au Gouvy Jazz&blues festival. Parce qu’aller à un festival, c’est profiter de la musique, mais, parfois, c’est aussi la consommer.

En 2004, plusieurs associations, dont Attac Belgique, appelaient au boycott du festival de Werchter, un festival racheté par Clear channel. Cette société américaine achetait des radios, des festivals, des salles de concert... et signait des artistes sous son label, des artistes jugés suffisamment rentables et politiquement dans la norme souhaitée. Qui sortaient des rangs étaient boycottés. En 2005, Clear Channel s’est séparé en deux entités (peut-être pour se protéger des lois antitrust) dont l’une, Live nation, possède ou investit toujours des festivals en Belgique, détient notamment Forest national et signe de nombreux artistes.

Aller à un festival, c’est aussi faire face à la publicité des sponsors et les choses peuvent être perçues différemment quand on est sponsorisé par une mutuelle, Win for Life, la Ligue des familles, l’Agence Wallone pour l’Intégration des Personnes Handicapées, les magasins Nigth&day, Lampiris, Randstadt, Coca-cola, un syndicat, une province ou Bacardi.

Participer à un festival, ce n’est pas qu’écouter de la musique, c’est aussi découvrir tout ce qu’il y a à côté de la scène, le merchandising, les prix des entrées, des boissons, du camping, c’est aussi les sponsors, les associations ou entreprises présentes, c’est le respect des lieux, la nourriture proposée, le message derrière le festival. Ce sont aussi tous ces éléments qui influencent un festival, qui en font son originalité, sa singularité et c’est l’envers du décor, que nous souhaitons vous faire découvrir tout au long de cette été. Après certains festivals, des participants nous relateront leur contact avec l’ambiance, les à-côtés et nous feront découvrir les festivals, face B.

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