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25.08.2013

"Fraude sociale" : aux grands mots, les petites misères

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En cette fin du moins d’août, la rentrée pointe déjà son grand nez et comme pour toute rentrée, on nous annonce de bonnes résolutions (qui ne sont jamais loin des sales coups) : côté justice, rien de moins qu’une lutte impitoyable contre la pire des criminalités : entendez les « domiciliations fictives » destinées à obtenir une « majoration des allocations sociales » (selon les termes employés par la RTBF).

Une circulaire (provisoire) adressée au Collège des procureurs généraux met en avant cette priorité, prévoyant même un fonctionnaire par zone de police pour assurer le suivi des dossiers : haro sur la « fraude sociale », tir à vue sur les « domiciliés fictifs » et leurs « propriétaires complices » !

Voilà de bien grands mots pour de petites misères. Sans doute existe-t-il des fraudes sociales à grande échelle – les entreprises qui font travailler des ouvriers au noir, ou qui ne paient qu’une partie du salaire en clair, ou qui cherchent les contorsions les plus tordues pour échapper à l’impôt ou aux cotisations sociales, pour ne rien dire de cette autre plaie, la fraude fiscale. Mais la « fraude sociale » la plus courante, c’est celle de la petite débrouille, qui consiste à contourner la loi dans l’espoir d’échapper à la misère pour accéder à la pauvreté.

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