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Festivals, face B

Chronique d’été sur une lecture alternative des festivals. Des participants nous parleront de l’ambiance, des à-côtés et nous feront découvrir les festivals, face B. Parce qu’aller à un festival, c’est écouter de la musique, mais c’est aussi parfois la consommer.


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16.08.2012

Les Francofolies spadoises 2012

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Du 18 au 22 juillet, le rendez-vous incontournable des festivaliers francophones, et autres, ce sont les Francofolies à Spa. Entre les bars en folies, l’ambiance des rues, le village Francofou ou la scène Pierre Rapsat, le choix est diversifié, même les enfants ne sont pas oubliés, quatre concerts leur sont dédiés.

Comme dans tous les festivals, la voiture reste très prisée pour accéder à la ville d’eau mondialement reconnue : trouver une bonne place de parking pas trop loin du centre est l’enjeu… certains conducteurs n’hésitent pas à se garer dans des endroits risqués pour marcher moins. Une navette, en bus, gratuite parcourt pourtant la ville régulièrement, c’est vrai que le soir à la sortie des concerts, c’est plutôt bondé et que 20 - 30 minutes de marche après une journée debout, c’est parfois rebutant.

Lors des Francos à Spa, la ville entière vit au rythme de la musique  : festivaliers qui profitent du soleil pour boire un verre aux nombreuses terrasses des cafés animées par des sonos et chanteurs aux talents divers. L’humeur est joyeuse, festive, on retrouve ses connaissances pour partager un moment agréable avant d’aller aux concerts ou tout simplement pour profiter de cette ambiance particulière des Francos. Ailleurs, c’est la file aux stands des grands sponsors que vous connaissez pour se faire prendre en photos et recevoir les gadgets à la mode qui sont parfois utiles en temps de pluie (cape) ou par un soleil ardent (chapeau). Devant le Radisson des groupies attendent de voir leur idole ou d’apercevoir les têtes d’affiche.

Côté musical, depuis quelques années, je vis le festival au village Francofou, l’affiche y est attractive, on y fait de belles découvertes et on retrouve avec bonheur des artistes confirmés. Le mélange anglais/français, critique récurrente, correspond à la scène musicale actuelle. Le village est à la fois l’endroit des rencontres autour d’un verre, des petites boutiques de fringues, des stands d’associations et d’ONG qui collectent les signatures pour diverses pétitions et actions en faveur de l’environnement (Greenpeace) ou des pays du Sud (UNICEF, MSF, Fondation Damien,…) et des échoppes « bouffe ». Côté concerts, il faut choisir entre ceux qui se passent sous le dôme BNP Paribas et à la scène Proximus car ils sont programmés ensemble ou alors on fait le début à une place et la fin à l’autre quand l’artiste ne parvient pas à vous accrocher. La scène Ice-Watch, située entre les deux autres, s’intercale pour les horaires. Difficile d’échapper à ces sponsors avec ce type de noms de scène !

Depuis 19 ans, l’organisation spadoise est bien rôdée, sous la direction de Charles Gardier et Jean Steffens, est une équipe de professionnels et des centaines de bénévoles travaillent pour satisfaire au maximum les 160 000 festivaliers. Concept commun aux Francofolies de La Rochelle (les premières) et de Montréal, le festival est sous le haut patronage d’un comité composé du bourgmestre de la ville, de divers ministres et élus des différentes assemblées.

Le festival reçoit le soutien de la fédération Wallonie-Bruxelles, de la Wallonie, de la Commission européenne, de la ville, de différents acteurs de la province de Liège et d’organismes comme la SABAM ou l’Office des Produits Wallons, sans être exhaustif. Petite particularité, on retrouve aussi comme partenaires l’UNICEF et l’association Présence et Action Culturelles. Les sponsors majeurs habitués de ce genre d’activités sont là pour apporter leur soutien financier et bien entendu faire leur publicité. La société locale Spadel apporte également sa contribution aux recettes de l’organisation et, cette année, Ice Watch, société qui monte, sponsorise une scène du village. Trente sponsors juniors apportent de même leur soutien. Côté presse, ce sont 13 médias qui couvrent l’événement et qui participent financièrement à l’organisation (TV, radio, quotidiens, hebdomadaires, presse gratuite).

Les autres recettes proviennent des participants qui pour accéder au village Francofou, paieront 45€ le pass des 5 jours s’ils l’achètent sur place (25€ par jour) ; un prix très démocratique pour un maximum de concerts et une diversité de musique (concours du Franc’off, chanson française, rock, sans oublier la scène électro du jardin). Si votre choix est d’aller voir les grandes têtes d’affiche, vous devrez débourser 46 ou 48€ pour un jour et 140€ pour accéder à la scène Pierre Rapsat pendant 4 jours.

Et pour les impressions de cette année, mon meilleur concert fut celui de Saule, représentation intimiste dans ce festival qui rassemble plusieurs milliers de personnes. Environ 200 personnes ont eu la chance d’y assister dans le petit Salon Bleu du Casino (concert gratuit). Un chanteur généreux, poétique, qui partage son plaisir d’être sur scène avec son public. Cali tout aussi généreux, dans une version piano-voix m’a également laissé un très bon souvenir. Côté découverte, Carmen Maria Véga m’a enchantée par son enthousiasme. Une rockeuse « française » à écouter et à voir absolument en concert : ça swingue, ça bouge et c’est bon. J’ai également apprécié Vincent Liben, Ours, Claire Denamur, Balimurphy et la fête à Suarez. Par contre Arid, Eiffel et Catherine Ringer ne m’ont pas emballé lors de leurs prestations, alors que j’attendais beaucoup de leurs concerts.

Ce qui me plaît aux Francofolies, c’est ce patchwork de musique, cette ambiance conviviale, spécialement dans le village et les découvertes musicales inattendues.

Et pour terminer ce compte-rendu du festival spadois, j’ai découvert le jardin en après-midi, un endroit, à ce moment de la journée, calme, paisible. J’ai même pu me faire coiffer rock and roll par le champion de Belgique de création de coiffure (après avoir attendu 2h). Différents stands proposent de déguster des mets du monde (africain, asiatique, marocain,…), ce qui change des hamburgers, frites, et pitta.

Bref Spa, quand on y a pris goût on y revient toujours car les manières de vivre ce festival sont diverses.

Annick Burnotte

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