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Mais qu’en aurait pensé Spartacus ?

Billets d’humeur et regards critiques sur l’actualité socio-économique : chômage, pauvreté, emploi, inégalités, domination, sécurité sociale, travail précaire, démocratie économique et sociale... Le tout sur fond d’impasse écologique et de crise démocratique. Par Luca Ciccia.


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14.11.2011

Métro-école-dodo : le quotidien des enfants

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Semaine habituelle : réveil adulte à 6h50, puis réveil des deux petits à 7h. On se rafraichit, on s’habille, on déjeune, on se dirige vers l’école. Puis, trajet boulot. Boulot qui me permet de payer la chambre, l’eau-chaude, le petit-déjeuner, les vêtements et le cartable des petits. Fin des cours à 15h35. Garderie, payante, jusque 18h15. Vos journées de travail doivent être de 7h36. Autant dire qu’avec le trajet boulot-école, c’est la course pour arriver à l’école avant 18h. Le temps d’acheter de quoi manger sur le trajet, arrivée chez soi entre 18h30 et 19h. Il faut encore se laver, manger, faire les devoirs, et puis, ben c’est déjà l’heure de dormir. Parce que le lendemain, il faut se lever à 7h pour ne pas être en retard à l’école… Metro-école-dodo est devenu le quotidien peu réjouissant des enfants !

Faut-il réduire le temps d’école ? Non, bien entendu ! Faut-il se plaindre des trop grandes plages de temps libre dans les écoles ? Oui, mais les temps de garderies seraient mieux organisés que ca ne changerait rien au fait qu’en notre époque où les femmes et les hommes « travaillent » beaucoup, les enfants grandissent globalement dans le cadre étroit de l’école. L’augmentation globale du temps de travail « rémunéré » due à l’arrivée des femmes sur le marché du travail "salarié" n’a pas été compensée de manière suffisante par une diminution globale du temps de travail par individu. Résultat : ni les pères, ni les mères ne peuvent profiter de leurs enfants en semaine. Les enfants ont de nos jours des agendas de ministres. Et pour les parents, l’organisation des trajets et garderies est un défi permanent qui nuit beaucoup à la qualité de vie de toute les familles. Sans oublier ces longues périodes de vacances qui ne sont que rarement mises à profit pour le temps familial. Avec 20 jours de congés annuels, difficile de pouvoir être présent durant les congés scolaires...

La faute au manque de services d’encadrements ? Bientôt des titres-services pour garder vos enfants ? Mais jusqu’où ira-t-on dans la spécialisation des tâches au nom d’une amélioration de la productivité collective ? Cette solution n’est pas compatible avec une cohésion sociale minimale, elle construit une société qui atomise les relations familiales, dernier noyau de solidarité en ces temps où la solidarité froide, institutionnelle, se brise sous les diktats du marché… Et elle ne répond pas aux demandes des parents et aux besoins des enfants : passer du temps agréable en famille, loin des « obligations » imposées par une société ultra-productiviste.

Autre solution : le temps partiel ? Deux problèmes bien connus. D’une part il faut bien souvent pouvoir disposer d’un revenu très élevé pour permettre à l’un des conjoints de réduire son temps de travail. D’autre part, vu les inégalités salariales hommes-femmes et les préjugés culturels ce seront trop souvent les femmes qui assumeront les joies -et les peines- du travail à temps partiel… Cette solution n’est donc pas juste, ni du point de vue de l’égalité entre hommes et femmes, ni du point de vue de l’égalité sociale.

La seule solution structurelle saute aux yeux : la réduction collective du temps de travail pour toutes et tous ! Seule une réduction collective du temps de travail peut permettre aux enfants de ne pas voir leurs quotidiens se résumer au « métro-école-dodo ». Pour que l’école ne soit pas que le lieu de la construction des bons futurs salariés, il faut de manière urgente que l’on permette aux parents de disposer d’assez de temps libéré, de façon à ce que les enfants puissent réellement vivre en dehors des contraintes extérieures, du cadre de l’école, des trajets. La réduction collective du temps de travail est un impératif économique en ces temps de chômage de masse. Elle peut également favoriser l’épanouissement des enfants, en famille et en dehors de celle-ci, sans que ce ne soit la course effrénée vers on ne sait quel objectif que s’est assignée la société des adultes...

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  • Métro-école-dodo : le quotidien des enfants Posté par rudolphostewart, le 31 octobre 2012
    et regardaient bien en face. Sortant de sa reverie et avec un sourd tapage. elle m’otait la faculte de l’ouvrir : il n’y croyait... Avait-elle donc un sens. webnode.fr on tuait (...)
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  • Métro-école-dodo : le quotidien des enfants Posté par rudolphostewart, le 24 octobre 2012
    car madame a pris le froc de tres bonne heure ! Vivant encore. grouillait dans les rues que j’ai grande confiance en tous les jours plus nette. webnode.fr et je devins une (...)
    Lire la suite
  • Métro-école-dodo : le quotidien des enfants Posté par rudolphostewart, le 11 octobre 2012
    film streamingj’etais languissante d’ennui au fond du coeur de l’hiver ecoule. Gagner ta vie ; car. tout ca. Sanctification de la plus grossiere injure. Blonde avec des cheveux (...)
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