Qui aurait pensé qu’un jour lors d’une élection présidentielle française la droite classique et les fascistes se rejoindraient d’aussi près ?
Les images que j’ai vues ce soir avec le discours exalté de la candidate fasciste sont sans ambiguïté. On est dans un scénario proche de celui des années 1930 où les fascistes ont racolé les pauvres et certains travailleurs, en leur faisant croire qu’ils allaient les sauver.
La suite annoncée "nous sommes la nouvelle droite" débouchera un jour sur un parti nouveau et musclé comme ailleurs en Europe (Italie,Pays-Bas, Belgique....) qui jouera avec les mots et se fera un masque de respectabilité, avec un soi-disant "bon sens populaire".
Une autre évolution était en gestation depuis quelques mois et vient de s’éclairer sans ambiguïté après l’allocution du président français sortant.
C’est le ralliement de l’UMP, formation politique de droite classique,pourtant héritière du gaullisme et donc d’une part importante de la résistance, aux thèmes de la collaboration avec le régime nazi du maréchal Pétain "travail famille patrie".
Avec un déchainement de rage contre les soi-disant faux fuyants de la gauche qui menace son pouvoir.
Je ne sais pas comment les familles françaises, dont des membres ont vécu le régime de Pétain en 40-45 et ont combattu dans l’armée de la France Libre ou dans la résistance, doivent se sentir ce soir. Il doit y avoir un sérieux malaise.
Devant la force de la gauche dans toutes ses dimensions, on peut espérer que la présidentielle française ouvre malgré tout de nouvelles perspectives en Europe.
S’il y a un thème sur lequel on peut rejoindre J.L.Melenchon c’est sans doute celui de la nécessité du renforcement de l’action anti-fasciste. S’indigner ne suffit pas. Il faut démonter et démasquer les manipulations et les menées de ceux dont l’histoire a montré de manière claire le danger mortel qu’ils représentent pour la démocratie.

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