Le retour de l’état et de la politique
Cette fois on ne peut plus esquiver, éluder ou ergoter sur les accidents de parcours du capitalisme financier. Les masques sont tombés, grimaçants. Le navire fait eau de toute part. Les banques d’abord : des mesures circonstancielles même radicales autorisent le sursaut mais ne permettent pas de régler les problèmes de fond. C’est désormais toute l’activité économique qui est danger. Déjà les crédits manquent, des industries fonctionnent au ralenti, la récession est bien là dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences. Tableau apocalyptique, catastrophisme : qui peut encore le dire ? L’Etat tant vilipendé par les fauteurs de crise tente de colmater les brèches. Il faut maintenant réévaluer sa place et ses responsabilités dans l’ensemble du système, tout comme il faut remettre en question les (...) [lire la suite]