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8.01.2009

Les mots usés de la tragédie palestinienne

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Parfois les mots ne suffisent plus, trop faibles ou alors comme usés, incapables de rendre compte de l’horreur qui se déroule sous nos yeux. Et pourtant, ces mots, il faut encore une fois les répéter. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, aucun peuple n’endure ce que vit le peuple palestinien, aucun état ne peut impunément se jouer des lois et des règles internationales comme le fait le gouvernement israélien. Expulsés, bannis, spoliés, pourchassés, ghettoïsés, occupés depuis plus d’un demi-siècle, un million et demi de Palestiniens sont aujourd’hui enfermés dans un territoire de 360 km2, prisonniers sous les bombes du terrorisme d’Etat.

La raison officielle de l’offensive, ce sont les roquettes du Hamas, mais aujourd’hui l’armée israélienne détruit systématiquement et sans exception toutes les infrastructures de Gaza. On n’éradique pas la haine que l’on suscite soi-même. Certes, on peut disséquer les responsabilités historiques successives des deux parties, on peut énumérer les occasions perdues, il n’en demeure pas moins cette constance dans l’attitude israélienne : mener une politique qui aboutit toujours à la radicalisation de l’adversaire. Tous les observateurs le notent : même vaincu militairement le Hamas sortira en vainqueur politique dans les territoires palestiniens. L’occupation engendre la résistance et les occupants ne désignent pas leurs résistants.

En son temps déjà les gouvernements israéliens avaient tout fait pour affaiblir – et parfois éliminer – les représentants du Fatah ou de l’OLP les plus favorables à la paix, favorisant du même coup le camp du radicalisme et en particulier celui du fondamentalisme islamique. Tout faire pour ne pas avoir d’ interlocuteurs capables de mener une véritable négociation, c’est à dire d’accepter et d’obtenir des compromis : tant qu’Israël restera dans ce choix d’une politique basée exclusivement sur la force brutale et le refus des concessions, le pire l’emportera toujours. Cela n’exonère en rien le Hamas de ses propres responsabilités mais dans le rapport de force asymétrique, comme on dit, c’est toujours la puissance dominante qui fixe les règles et qui choisit de laisser la place au feu ou aux mots.

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  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Maurice Amaraggi, le 12 janvier 2009
    Cher Hugues, On a peine à comprendre la logique qui sous-tendrait la politique israélienne que tu décris ? Elle suppose que l’état israélien a le temps pour lui or on voit que (...)
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    • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Hugues Le Paige, le 12 janvier 2009
      • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Patrick Italiano, le 12 janvier 2009
  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Michel GHEUDE, le 11 janvier 2009
    Aucun peuple donc n’a enduré pire que les Palestiniens depuis WW2 : ni les Tutsis du Rwanda, ni les Cambodgiens sous les Khmers rouges, ni les Vietnamiens, ni les Tchétchènes, (...)
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    • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Hugues Le Paige, le 12 janvier 2009
  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Albert Jamar, le 9 janvier 2009
    Cher Monsieur Le Paige, Bravo et merçi ! voilà enfin un journaliste qui ose prendre position sans ambiguité. Peut-être devrai-je écouter la une plutot que Musique 3 ou (...)
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  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par philippe de henau, le 9 janvier 2009
    Malheureusement en ne prenant pas de mesures vigoureuses pour obliger Israël à conclure une paix ce n’est pas que le Hamas que nous radicalisons mais tous les intégristes du (...)
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  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Roald Baudoux, le 8 janvier 2009
    Bravo ! Pour la première fois depuis longtemps j’ai eu l’impression d’entendre un discours rationnel sur le conflit israélo-palestinien, dégagé de la culpabilisation permanente à (...)
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  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par hakim, le 8 janvier 2009
    Merci pour votre billet que j’ai écouté à la radio ce midi. Il ne peut y avoir de paix sans compromis, et Israël ne cherche nullement le compromis, elle s’emploie à agrandir les (...)
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  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par François Mougenot, le 8 janvier 2009
    Moi même j’ai été désinformé par une presse belge très majoritairement pro-israélienne pendant les années 60. J’ai été pour la première fois instruit de la tragédie palestinienne par un (...)
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  • Les mots usés de la tragédie palestinienne Posté par Anonyme, le 8 janvier 2009
    Cher Hugues Aujourdhui le New York Times a deux op-eds qui appuyent ce que tu écris ce jeudi (de Rashid Khalidi "What you don’t know about Gaza", et de Gideon Lichfield (...)
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