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LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre Belgique

Billet posté le mardi Janvier 2009 à 18:07 par Hugues Le Paige.

Cette carte blanche a été refusée par Le Soir et la Libre Belgique. Voilà qui en dit long sur la capacité et la volonté des médias d’évoquer leurs crises et leurs conflits. Les plaidoyers pour la transparence ont leurs limites. Et ainsi, quand il le faut, la loi du silence remplace le débat et autres forums...Cette carte blanche est signée notamment par la Secrétaire nationale de l’Association des Journalistes Professionnels de Belgique (AJP) et plusieurs représentants des principaux départements de formation universitaire des journalistes en Wallonie et à Bruxelles.
Hugues Le Paige

Un journalisme mis au pas

Le brutal licenciement signifié sans motif, le jeudi 22 janvier, à quatre journalistes chevronnées de l’hebdomadaire Le Vif/L’Express n’est pas qu’une péripétie douloureuse au sein d’une grande entreprise, comme il s’en déroule hélas chaque jour dans le pays. La mise à l’écart de collaboratrices qui comptent jusqu’à vingt ans d’ancienneté au sein du magazine, et qui en ont forgé les valeurs autant que la réputation, relève en l’occurrence d’une épuration dont les intentions manifestes sont inquiétantes pour la liberté rédactionnelle du Vif en particulier et pour le journalisme en général.

Le directeur du Vif/L’Express, qui s’était déjà signalé antérieurement à Trends/Tendances par une propension à distribuer des C4, et qui en est, au Vif, à 6 licenciements, 2 départs et 2 déplacements imposés, l’a précisé lui-même : aucune raison économique ne l’a poussé à congédier la rédactrice en chef et 3 rédactrices spécialisées l’une en politique intérieure, l’autre en sciences, la troisième en culture. Invoquant des relations dégradées entre l’équipe de rédaction et la rédactrice en chef, la direction — qui n’a pas réussi à résoudre ces problèmes — a choisi la manière la plus radicale d’y mettre fin. Le prétexte est non seulement léger mais, en outre, il ne concerne pas toutes les journalistes concernées. La valse des licenciements, entamée au Vif voici bientôt trois ans, traduit en réalité une obsession constante : mettre au pas la rédaction du premier magazine d’information générale de la Communauté française, qui avait précisément fondé sa crédibilité sur une totale indépendance d’analyse et de jugement, tant à l’ égard de ses propres actionnaires — le groupe flamand Roularta — que vis-à-vis des différents pouvoirs, politiques comme économiques, de la société belge.

Durant plus de deux décennies, Le Vif/L’Express a pu défendre un journalisme exigeant, soucieux d’abord de la pertinence et de l’utilité, pour ses lecteurs, des sujets qu’il abordait. Au nom de cette éthique, il pouvait parfois estimer nécessaire de fâcher un annonceur, de heurter un ministre ou de consacrer une couverture à un thème moins vendeur. Tout cela n’est plus allé de soi dès l’instant où, inquiétée par une légère érosion des ventes, la haute direction de Roularta s’est laissée convaincre qu’il fallait remplacer les journalistes expérimentés, couper les têtes qui dépassent, et faire de la docilité aux impératifs économiques de l’entreprise un credo admissible.

L’éditeur du Vif n’est pas le seul à déposséder ainsi la rédaction de sa capacité à penser ses priorités et à définir ses champs d’action. En Belgique comme à l’étranger, trop d’entrepreneurs de presse choisissent, parfois sous le prétexte des difficultés économiques, d’appauvrir les contenus, de réduire les effectifs, de se priver de plumes critiques et d’esprits libres, de mettre au placard des talents fougueux, et de préférer des chefs et sous-chefs soumis.

Le Vif n’est pas le seul, mais il est l’unique hebdomadaire d’information générale largement diffusé en Communauté française. Ceux qui l’épuisent aujourd’hui de l’intérieur portent à cet égard une responsabilité devant l’ensemble de l’opinion.

À l’inquiétude pour l’avenir de ses journalistes chassés, mais aussi de ceux qui restent, s’ajoute la stupéfaction face à la brutalité sociale : convoquées un soir par un SMS sur leur portable, les quatre licenciées ont été renvoyées sur le champ de grand matin, avec interdiction formelle de repasser par la rédaction pour emporter des effets personnels. Deux heures sous surveillance leur ont été concédées, le samedi suivant, pour cette besogne. De quelle faute gravissime, de quel délit, ces quatre là étaient-elles donc coupables pour mériter un tel mépris ? Rien ne justifie une telle violence dans les relations sociales, qui en l’occurrence se double d’un réel mépris pour le droit du travail et contraste avec l’image de la paisible entreprise familiale qu’aime à se donner Roularta. La réaction de la Société des Journalistes du Vif — qui observait dès jeudi un arrêt de travail — comme le soutien inconditionnel de l’Association des Journalistes Professionnels et des syndicats, indiquent que la limite de l’acceptable a été franchie.

La crise financière, la chute des revenus publicitaires, la diversification technologique des médias et les investissements qu’elle réclame ne pourront jamais justifier à nos yeux que le journalisme soit réduit à sa seule valeur économique, que les journalistes ne soient plus les chiens de garde de la démocratie mais seulement des petits soldats zélés chargés de vendre des contenus formatés pour les impératifs commerciaux à court terme.

Nous avons besoin de rédactions expérimentées, en effectif suffisant, libres et indépendantes. Comme nous avons davantage besoin de matière grise, d’expertise, de culture et de réflexion journalistique étayée que de mise en scène spectaculaire de papiers vulgarisés à l’extrême pour plaire au plus grand nombre. Les comportements de certains managers et les plans d’économie concoctés au nord comme au sud du pays ne vont pas dans ce sens. Maintenons à nos médias leurs capacités intellectuelles : respectons les journalistes !

Pascal Durand, François Heinderyckx, Benoit Grevisse,Claude Javeau, Jean-Jacques Jespers, Hugues Le Paige, Gabriel Ringlet, Martine Simonis, Marc Sinnaeve

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Forum de cet article

36 messages

LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 11 février 2009 par Hugues Le Paige

Dorothée Klein nous envoie cette carte blanche qui est parue dans le Morgen mais qui n’a été publiée par aucun quotidien francophone. Nous la joignions volontiers à ce débat. Hugues Le Paige

Le Vif/L’Express. Coup de balai… à la flamande

Dorothée Klein, ex-rédactrice en chef du Vif/L’Express

Un jeudi noir. Le 22 janvier dernier, j’ai été licenciée, quelques minutes avant trois journalistes du Vif/L’Express. Avec une indemnité de départ correspondant au minimum légal et l’interdiction de retourner sur le lieu de travail (sauf le samedi matin pour vider le bureau). Nous avons été jetées comme de vieilles chaussettes, comme si nous avions commis une faute grave. En une demi-heure, un quart de la rédaction du Vif/L’Express a ainsi été balayé. A nous quatre, nous totalisions 74 années au service du Vif/L’Express qui fait partie du groupe Roularta, dont la maison mère se trouve à Roulers (Flandre occidentale). Cette brutalité qu’on pensait n’appartenir ni à notre époque ni à notre secteur a suscité l’émoi chez les lecteurs et dans la profession (ce qui nous a été droit au cœur). Mais cette crise fait aussi écho à un malaise grandissant. La presse écrite va mal. D’une part, maintenir son lectorat relève de la gageure : pourquoi payer pour des infos disponibles par ailleurs gratuitement sur le Net ? Même les titres anglo-saxons de réputation internationale, toujours en avance de quelques années, n’ont pas de réponse à cette question. D’autre part, la baisse de la publicité, le nerf de la guerre médiatique, a commencé à se faire sentir voici un an. Elle s’est encore aggravée à l’automne dernier avec la crise financière et économique. Ces deux phénomènes ne sont pas sans conséquence sur la vie des rédactions, de plus en plus réduites. Les départs ne sont plus remplacés. Des plans de licenciement sont annoncés. Par ailleurs, les journalistes doivent souvent travailler, en même temps, pour l’édition « papier » et le Net. Il leur faut innover, se remettre en question pour apporter cette « plus-value » qui fera la différence avec l’info gratuite. Ce défi est passionnant, mais aussi exigeant. En quelques années, le métier a profondément changé. Enfin, la « créativité » dont les régies publicitaires font preuve pour démarcher les annonceurs demande une vigilance accrue des rédactions en chef. Tout cela suscite des tensions, des discussions vives au sein des équipes. Au Vif/L’Express, comme dans d’autres rédactions en Belgique francophone. Cela avait-il fini par faire désordre au sein du BMC (Brussels Media Center), où sont regroupées l’ensemble des rédactions francophones et néerlandophones du groupe flamand Roularta ? A-t-on craint le risque de contamination, une forme de « syndicalisme wallon » ? En tant que rédactrice en chef, on m’a reproché d’être « coresponsable des problèmes dans la rédaction ». Avais-je laissé « la rédaction se transformer en un mini-Gaza médiatique » pour reprendre les propos du directeur du Vif/L’Express, Amid Faljaoui, sur la RTBF (29 janvier) ? L’expression est choquante et indélicate. Jusqu’au 21 janvier dernier, j’aurais contesté quiconque mettait en doute la liberté de la presse en Belgique. Et pour cause : j’en ai fait le plus grand usage. J’ai pris le risque d’adopter un ton parfois provocateur sur des thèmes délicats, comme la crise communautaire, les dérives religieuses, la fraude fiscale, le lobbying pharmaceutique, l’égalité des sexes. Cela ne m’a pas valu que des amis : ainsi, chez mes collègues néerlandophones du BMC, mes prises de position très francophones ont parfois été ressenties comme anti-flamandes. A tort. Dans sa rubrique « Vu de Flandre », Le Vif/L’Express a donné la parole aux ténors de la presse du Nord. Des maladresses ont sans doute été commises. Mais notre travail était honnête. Les lecteurs ne s’y sont pas trompés. En 2007, les ventes du Vif/L’Express ont augmenté de 12 % en librairie. Ce qui m’a alors valu le soutien de la hiérarchie. Par convention éditoriale, tous les sujets de couverture devaient d’ailleurs être avalisés par le directeur du Vif/L’Express. Puis survint l’hiver des annonceurs. La régie a été mise sous pression. Il m’est alors revenu que les annonceurs n’aimeraient plus mettre de la publicité dans Le Vif/’Express connoté anti-flamand. Faut-il préciser que les annonceurs « nationaux » sont souvent Flamands ? Sans doute une fausse excuse à laquelle de toute façon une journaliste ne peut pas prêter vraiment attention. Mais progressivement, insidieusement, on m’a fait sentir qu’il fallait faire profil bas. Jusqu’à me « lâcher » un peu honteusement le 22 janvier dernier ? Cela restera sans doute un mystère. Mais je pars sans animosité, la tête haute, avec le sentiment d’avoir fait mon boulot de journaliste jusqu’au bout. Je souhaite courage et pugnacité à tous mes collègues qui continuent envers et contre tout à faire leur métier avec passion, qui investiguent et prennent des risques, avec le désir quelque part de changer le monde. La Wallonie et Bruxelles ont tant besoin d’eux.


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posté le 6 février 2009 par Max

Dans ces licenciements du Vif, l’on parle peu d’un article, lequel, à mon avis, à mis le feu aux poudres, à savoir les vaccinations et l’attaque directe contre GSK, ses milliards de dollars et ses six mille emplois en Belgique. Roularta, véritable bras armé de GSK puisque propriétaire du Généraliste et du Journal du Médecin, ne pouvait pas rester sans réagir. Cette hypothèse tient la route, au regard de l’attitude de GSK qui fait bien comprendre que seul le marché des vaccins sera préservé en Belgique. Sous-entendu : touche plus à mon vaccin, sinon on licencie. Lisez la suite dans le Vif qui fera bientôt l’apologie du Gardasil (R), lequel provoque des mortes un peu partout dans le monde. Knack, qui a également osé attaquer GSK devrait à mon avis faire l’objet d’une "restructuration" très prochainement.


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posté le 5 février 2009 par Marco Bertolini

Je me suis désabonné du Vif suite à ses dérives populistes : le torchon sur l’Islam qui gangrène l’école m’a tellement écoeuré qu’il n’était plus question pour moi d’acheter ce qui fut effectivement le meilleur magazine francophone de Belgique.

Que des journalistes de cette qualité aient pu être licenciées dans les conditions scandaleuses que l’on sait est un signe de plus de la dégradation de la presse en général, francophone en particulier.

Liberté, indépendance sont désormais des mots réservés aux panthéons pour fleurir les discours lors des commémorations officielles. Pour les journalistes, les nouveaux mots-clés sont marchandisation, précarité et gavage people.

Quand la presse est ainsi muselée par les marchands de soupe, quelle confiance accorder encore à la démocratie ?


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posté le 5 février 2009 par atunoa

Bonjour,

J’ai reçu cette "carte noire" et mon sang n’a fait qu’un tour... en créant tout simplement un blog sur "La Libre".

Je m’attendais à sa suppression immédiate, ce qui ne s’est pas produit, encore ?

Vous pouvez le visiter à cette adresse : http://levifcarteblancherefuseeauso...


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posté le 4 février 2009 par phj

"(..) que les journalistes ne soient plus les chiens de garde de la démocratie (..)"

voilà une phrase étrange ; l’expression "chiens de garde" ne trouve-t’elle pas son origine chez P.Nizan, puis plus récemment S.Halimi, chez qui elle signifie à peu près le contraire de ce que semble impliquer l’auteur de cette carte blanche ?


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posté le 1er février 2009 par Lambert BLOCKOUSE

Je suis d’abord très heureux de constater que les signataires de cette protestation représentent un large panel de la société civile et intellectuelle de Belgique.

Comme vous je suis scandalisé de ce qui s’est passé au Vif et du refus de la carte blanche par le Soir et la Libre.

Je sais aussi que c’est la mode de tout rejeter sur le monde politique mais je ne partage pas entièrement cette opinion.

Je pense que dans ce cas, il s’agit d’un lobbying religieux ( peut-être) et économique (certainement)


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posté le 31 janvier 2009 par Alain VERSE

Revenons au sujet.

Le monde du journalisme est un nid éternellement bouillonnant. Et les sujets tabous sont...tabous parce qu’ils fâchent. C’est bien là leur but.

Un constat m’alarme concernant les tabous : la blogosphère refait version web la même erreur qu’il y a 60-70 ans. A cette époque, le catholiscisme était réputé intouchable et une certaine gauche caviar n’en finissait pas naïvement de tirer dessus. Aujourd’hui, rebelote avec une religion d’Orient que l’on tente de déclarer intouchable sous prétexte de racisme. Démonstration avec le peu recommandable MRAX qui est manifestement aux antipodes de la neutralité, loin s’en faut.

Les malheurs du VIF viennent bien de là : ceux qui se décrêtent "intouchables" l’ont été, plusieurs fois, par un magazine sérieux. Emotion et ...pression auront mis fin à la récréation. Le refus du Soir et de La Libre ne s’interprêtent pas autrement.

Personne n’est intouchable, que l’on soit pauvre, riche, manager ou assistant social. Sous prétexte de précarité de ses adeptes, tout est bon pour sacraliser (électoralement) une religion plutôt qu’une autre. Tiens tiens. Voilà qui est dramatiquement injurieux pour le pays.

Les militants laïcards profitent par ailleurs de ce dilemme pour semer leur sel, dont le goût ne convainct pas grand monde. Mais cela reste anecdoctique, donc sans danger.

Il va falloir être très vigilant pour conserver nos aptitudes critiques, nos dessins humoristiques et autres gâteries que nous offrent notre démocratie occidentale.

Si il y a des adeptes du multiculturel, excellent et bonne continuation avec tout ce que cela apporte. Mais il va surtout falloir réapprendre à respecter l’autre. Et le respect des autres, c’est se mettre dans le crâne qu’il y a des gens qui n’ont pas envie de vivre la diversité urbaine martelée par un tas d’associations convaincues.

Chacun à le droit de choisir...et de dire non.

Alain VERSE Valmont


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 31 janvier 2009 par Michel THYS

Voici ce que j’ai écrit ce midi au VIF-L’EXPRESS : "Et si le monde se portait mieux SANS DIEU" : sujet TABOU ?

Bonjour, Certes, on peut reprocher à Richard DAWKINS de heurter inutilement les croyants. Les trois réactions que vous avez publiées en témoignent. Mais elles sont unilatérales puisqu’elles émanent d’un jésuite, d’un professeur émérite de l’UCL et d’un lecteur persuadé qu’il connaît « le fait religieux ». Aucune réaction favorable (que ce soit la mienne, envoyée via le « débat des lecteurs », ou une autre ) ... Le débat que vos lecteurs étaient légitimement en droit d’attendre a donc été esquivé !

Pire : à mes yeux du moins, tout se passe comme si l’éviction non motivée de Dorothée KLEIN, le 22 janvier, était imputable à son éditorial diffusé le lendemain, alors qu’il était pourtant objectif et non militantiste, et comme si la rétrogradation de Soraya GHALI était due à son article, pourtant excellent ... Tout se passe même comme si vous aviez subi des pressions politiques ou religieuses ... !

Sans doute espérez-vous ainsi préserver votre lectorat croyant. Je pense au contraire que vous allez perdre celui des agnostiques et des athées, actuellement majoritaires ... En tout cas, le voir diminuer.

Contrairement à l’argument éculé du professeur Pierre BLONDIAU, j’estime que l’absence de respect de la dignité humaine de Staline, Hitler, ... et de ceux qu’ils ont soumis à leur idéologie, n’a rien à voir avec leur « athéisme » : leur inhumanité commune me paraît imputable à leur éducation religieuse initiale, terreau favorable à l’obéissance et à la volonté de pouvoir plutôt qu’incitant à une conscience morale autonome ... !

Pour la forme (puisque ma réaction est évidemment impubliable), je me permets de vous résumer mon point de vue, assez inhabituel, j’en conviens :

L’approche actuelle du phénomène religieux (psychologique, neurophysiologique, génétique, ...)

va-t-elle bouleverser son approche traditionnelle (philosophique, métaphysique, théologique, anthropologique, politique, ... ) ?

Tout Etat démocratique a une obligation de neutralité, et est sensé "garantir" la liberté de conscience et de religion. Mais avant de prétendre garantir (théoriquement) la liberté d’exprimer sa religion, ne faudrait-il pas d’abord garantir (pratiquement) la liberté d’en avoir une OU de ne pas en avoir ?

Hélas, la liberté de croire ou de ne pas croire est souvent compromise par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale, forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents, ainsi que par l’influence d’un milieu culturel excluant toute alternative humaniste non aliénante. L’éducation coranique en témoigne à 99,99 % ...

Déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, professeur à l’Université catholique de Louvain, avait montré qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, et aussi que la religiosité à l’âge adulte en dépend (et donc l’aptitude à imaginer un "père" protecteur substitutif et anthropomorphique, fût-il "Présence Opérante du Tout-Autre" ...) .

Par ailleurs, des neurophysiologistes ont établi qu’avant les hippocampes, les amygdales ( celles du cerveau émotionnel ! ) sont déjà capables (dès l’âge de 2 ou 3 ans) de stocker des souvenirs inconscients, et donc les comportements religieux et les inquiétudes métaphysiques des parents, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur. Ils ont aussi constaté, par l’IRM fonctionnelle, que le cortex préfrontal et donc l’esprit critique et le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent anesthésiés, à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins dès qu’il est question de religion (ce qui expliquerait la difficulté, voire l’impossibilité, pour bien des croyants, de remettre leur foi en question).

Enfin, Richard DAWKINS a expliqué la soumission religieuse par le fait que le petit de l’homme est le seul de tous les mammifères qui a absolument besoin de ses parents pour survivre, et que son cerveau, tout à fait immature, devait donc être pourvu par l’évolution de gènes qui le rendent soumis à ses parents ( mais donc aussi plus tard, à un « Père substitutif » : « Dieu » ).

On comprend que des athées comme Richard DAWKINS, ou des agnostiques comme feu Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, aient perçu l’éducation religieuse, bien qu’a priori sincère et de « bonne foi », comme une malhonnêteté intellectuelle et morale ...

Loin de vouloir simplifier ou réduire la complexité du psychisme humain, et en particulier le phénomène religieux, à des facteurs psycho-neuro-physio-génético-éducatifs ( toutes les « zones » cérébrales sont d’ailleurs interconnectées et en équilibre instable), n’est-il pas légitime néanmoins de compléter son approche traditionnelle par une approche neuroscientifique, bien qu’elle soit encore très partielle, afin de mieux comprendre l’origine et la fréquente persistance du sentiment religieux et donc de permettre à chacun de choisir, en connaissance de cause, aussi librement et tardivement que possible, ses convictions philosophiques OU religieuses ?

N’est-il pas temps en effet de mieux faire connaître, sans prosélytisme, l’alternative de l’humanisme laïque, ses principes, ses valeurs, ses fondements, ses objectifs, ... ? Sans craindre d’encore introduire le loup dans la bergerie, n’est-il pas temps de repenser le "pacte scolaire" de 1958, l’ "école pluraliste", au frigo depuis 34 ans, en vue de fusionner enfin les réseaux, ne fût-ce que pour des raisons économiques ?

L’avènement d’une société humaniste, tolérante (ouverte à la différence), interculturelle et citoyenne me paraît être à ce prix ...

Cordialement,

Michel THYS à Waterloo.


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 31 janvier 2009 par Alain VERSE
LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 30 janvier 2009 par Bruno

Je suis très interpellé (comme beaucoup de personnes trop fatalistes ou paresseuses pour réagir hélas) par le licenciement de Mme Klein que je lie clairement, en particulier (mais pas seulement), à son éditorial "fausses notes" du 16 janvier prônant une solidarité Wallonie/Bruxelles qui a déplu au propriétaire flamand du titre. Je suis également interpellé par le fait d’avoir écrit au courrier des lecteurs du Soir en ce sens, sans être publié - même résultat lorsque j’avais écrit au Vif pour redresser de curieux oublis (style Bruxelles "triple" capitale - cherchez l’erreur) lors de leurs numéros spéciaux sur Bruxelles.Sans prendre position sur le fond de l’éditorial concerné, je suis vraiment choqué que certaines opinions devant alimenter le débat sont tout simplement censurées et m’interroge, pour la 1ère fois, sur la dépendance du titre par rapport à une stratégie d’intoxication communautaire de la part de son propriétaire. Quant à l’attitude ( ne pas vouloir voir, ne pas vouloir investiguer, ne pas répondre aux préoccupations de leurs lecteurs)des collègues de la presse quotidienne francophone,je ne comprends tout simplement pas...


la piètre qualité des journaux belges
posté le 30 janvier 2009 par patric jean

Outre tout ce qui est dit et écrit sur le sujet (dans cette carte blanche en particulier) et auquel on ne peut que souscrire, je m’étonne de lire des louanges quant à la qualité et l’importance de quotidiens tels Le Soir, La Libre Belgique ou l’hebdo Le Vif.

Ceux qui écrivent de telles choses (à moins qu’ils ne veuillent faire excès de politesse) ont-ils lu la presse étrangère ?

Pendant les semaines les plus importantes de la crise gouvernementale récente, certains articles du Soir et de la Libre n’étaient souvent que les mêmes "copiés collés" de l’agence Belga. Les analyses politiques que de vagues dissertations maladroites.

La qualité des articles de ces organes est souvent primaire, dans un français approximatif. J’ai moi-même un jour filmé une conférence de presse au Soir et en suis ressorti atterré par niveau général de la discussion.

Les différents scandales qui ont éclaté ici et là ces dernières années en Wallonie montrent bien combien cette presse tellement formidable n’a pas fait son travail d’enquête. Il a à chaque fois fallu que des membres des différentes oppositions (souvent municipales) révèlent publiquement ce que tout le monde savait déjà pour que quelques journalistes se réveillent.

En France, la crise de la presse n’épargne aucun quotidien non plus (même si le niveau déclinant est parti de plus haut). Un journaliste de Libération me confiait récemment devoir écrire un article par jour. Aucune enquête, aucune vérification, quelques coups de fils et l’on écrit quelques paragraphes approximatifs.

Cette presse-là est déjà morte. Vive la presse.


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posté le 29 janvier 2009 par Clément COLLARD

Après le licenciement signifié,sans motifs,de quatre journalistes de"Le Vif/l’Express"dont ma famille et moi-même étaient abonnés depuis plusieures années,je vais signifier à Roularta que je souhaite signifier,immédiatement la résiliation de l’abonnement en cours.Ce licenciement est nauséabon et complètement anti-démocratique.Il semble que tous les moyens dictatoraux sont utilisés pour jeter un voile sur la francophonie en future ex-Belgique.Le Vif/l’Express était un grand magazine d’annalyse et d’information pour tous les francophones belges.Depuis ce licenciement,il ne l’est plus,il a perdu toute sa crédibilité et son rayonnement intellectuel.Pour les francophones de la future ex-Belgique,les seuls magazines français seront encore à prendre en considération.Tout est parti l’électricité,le pétrole,les banques,etc,et maintenant la presse libre.


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par Jean Moulin

Chers amis, ce n’est que l’aboutissement du système féodal qui règne en maître en Belgique francophone à tous niveaux. On le voit dans de nombreux dossiers : fortis par exemple où le son assourdissant d’une poignée d’actionnaires aristocrates et belgicains couvre d’une chape de plomb la pensée de la majorité de la population. Il est temps qu’on en finisse avec ce cirque surréaliste où la raison dans quelques domaines que ce soit ne peut plus s’exprimer, où on à tord de dire la vérité. Merci de tout coeur pour votre carte blanche. Vive la Wallonie libre, vive la France.


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par www.opiniatre.net

La carte blanche a été publiée aujourd’hui en pleine page dans La Libre. Elle a aussi eu droit à 10 minutes de reportage au journal de 19h30. J’adhère donc complètement avec la carte blanche, mais pas vraiment avec le catastrophisme du prologue de M. Le Paige, ni le titre de son billet d’ailleurs (qu’il va falloir changer ;))

http://www.lalibre.be/debats/opinio...

Cordialement,


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par Hugues Le Paige
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posté le 31 janvier 2009 par Pedrock
LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par changcho

Imposer le mutisme de la Presse,c’est aussi une forme insidieuse de censure et ensuite on vient nous parler de démocratie ; Il faut certainement devenir plus attentif à ce que nos politiques et amis financiers nous préparent


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posté le 29 janvier 2009 par Mercenier philippe

juste un petit dessin de soutien !!

http://zurbain.skyrock.com


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par Abondanciste

Ces manoeuvres ne m’étonnent pas du tout : la plupart des quotidiens sont aux mains de capitalistes qui, d’une part, veulent défendre le capitalisme à tout prix car il y va de leur intérêt et que, d’autre part, il est normal dans cette optique qu’ils imposent une ligne de conduite stricte en ce qui concerne le premier point. J’ai, en effet, proposé à différentes reprises des messages et des cartes blanches qui, sans attaquer spécifiquement le capitalisme, proposaient des arguments très valables de l’économie distributive de Jacques Duboin. Ou bien, les messages (courrier des lecteurs)étaient expurgés : tout ce qu’il y avait d’intéressant était passé sous silence pour ne conserver que quelques idées générales qui n’avaient plus aucun sens séparées de leur contexte, ou bien, les projets de cartes blanches m’étaient renvoyés sans autre forme de procès ou carrément jeté au bac car je n’en ai jamais vu un seul publié.

Tout ce qui concerne l’économie est encore un domaine passionnel (non-scientifique) car il y a de "gros intérêts en jeu". La même pression est d’ailleurs exercée sur les économistes y compris les professeurs d’Université ; qu’un de ces derniers fassent un pas de travers et il se verra rapidement privé de chaire.Je ne suis pas prof d’unif, mais j’ai fait des études universitaires en cours du soir dans une ESC dont le président du Jury était un directeur de banque (mon employeur !) : j’ai présenté un mémoire sur le sujet plus haut et je n’ai obtenu mon diplôme de licencié que de justesse, grâce au professeur d’économie politique qui a su convaincre le jury du bien-fondé de ma démarche philosophique. Je n’ai pas perdu mon emploi, mais ma carrière éventuelle en a été stoppée.Je ne viens pas plaidé ma cause ici car je suis pensionné depuis bientôt vingt ans.Par ailleurs, je n’ai jamais pu rien faire publié quoi que je me sois adressé à quatorze éditeurs tant en France qu’en Belgique.

Tout ceci nous montre que la liberté d’expression qu’on nous vante tant n’existe pas dès qu’on entre dans le champ économique. D’accord avec les intervenants qui disent que la démocratie est en danger et il n’y a pas que la démocratie : supposons seulement un instant que les économistes soient, comme on dit vulgairement, à côté de la plaque : dans ce cas nous allons droit dans le mur car il n’y aura aucun espoir de changement ; nous ne nous situons plus d’ailleurs dans une démocratie mais dans une dictature de fait, celle qu’on a déjà appelée "la pensée unique" et, en amont de celle-ci, une dictature de la faim qu’est effectivement le capitalisme "qui concentre en quelques mains le pouvoir et les biens de la Terre qui sont naturellement destinés à tous les hommes". (Encyclique Rerum novarum )


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par Elisa

je suis scandalisée par l’attitude du Vif l’Express et le mot est faible - je n’en dirai pas plus, déjà à plusieurs reprise choquée par leur service marketing qui, depuis des anéées, recrute les clients par tél. Tout cela est lié et monte graduellement dans l’inacceptable !


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par Marcel Zout

Pour ce que ça peut valoir, je souscris totalement et soutiens votre Carte Blanche qui se contente de rappeler les règles minimales d’une saine information en démocratie. Il est en effet inquiétant, dangereux, que les grands journaux francophones refusent de lancer ce débat sous des prétextes fallacieux (il n’est ici aucunement question d’accuser la presse dans son ensemble comme le prétend la direction du Soir, je ne lis qu’une critique de mauvaises pratiques que chaque éditeur devrait consulter chaque matin comme un pilote de ligne consulte sa « check-list »).

Ceci est particulièrement inquiétant, parce que ce sont actuellement les piliers de notre démocratie qui sont attaqués presque systématiquement sans qu’une réflexion profonde et une résistance sincère n’apparaissent. Qui rappelle à nos politiciens qu’il est invraisemblable de menacer des actionnaires de mettre leur entreprise en faillite, par voie de presse ? Combien de dépêches Belga ou autres sont publiées sans vérification sur tous les webs des journaux à la fois, en provenance directe des partis les plus sinistres, affichant des chiffres invérifiables comme des certitudes sans que quiconque ne se soit embêté de les vérifier ? La presse est quelquefois le vomitorium de la geste politique et il est temps qu’elle se regarde en face et se pose les questions essentielles, au quotidien.

Parce que quand la presse se trompe de combat, de sens, de point de vue, de valeur ou de ton, c’est toute notre société qu’elle trompe. Et ça vaut bien, au moins, une carte blanche.

Je crois que la justification du refus révèle en quelque sorte la gêne que la question fondamentale de l’évolution de la presse provoque dans certains organes, dans certains milieux. Il serait donc bon de rappeler à certains - ils se reconnaîtront - que la séparation des pouvoirs, ça vaut aussi pour les médias.

Bravo pour cette carte blanche tout à fait modérée, sensée, fondamentale, en espérant qu’elle finira par être publiée.


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 28 janvier 2009 par Sidonie

Certes la manière dont les journalistes du Vif ont été licenciées est inexcusable et regrettable. Toutefois, que savent réellement les personnes qui ont rédigé cette carte blanche de la vie réelle de cette rédaction ? Certains d’entre eux n’ont d’ailleurs même jamais travaillé dans une rédaction ! Comment se permettre dès lors de juger une situation en ne prenant en compte que le récit des personnes évincées ou de leurs proches ? N’est-il pas le propre du métier de journaliste de multiplier les sources d’information et de rester objectif ? Beaucoup vantent la grande qualité du Vif l’Express mais personne n’ose dire, et certainement pas les signataires de cette carte blanche, que plus de 50 % de l’hebdomadaire est en réalité produit par les journalistes français de l’Express ! C’est le cas de la majeure partie des papiers d’actualité internationale, une bonne partie de la culture voire des pages société. Je le répète, ces licenciements sont regrettables, ils sont le résultat d’un conflit entre personnes dont certaines refuseraient de s’adapter aux changements voulus par la direction. Dans toute entreprise privée, ce genre de comportement face à la direction est aussitôt sanctionné. Pourquoi en serait-il autrement dans la presse ? Au nom de la liberté d’expression ? Cela fait longtemps que la presse n’est plus vraiment libre. Sa relation plus que discutable avec la publicité le prouve. Et que dire des petites amitiés entre certains journalistes et hommes politiques ou décideurs économiques ? Que dire des petits cadeaux reçus et rarement renvoyés à leur expéditeur ? Nier la "nouvelle vie" des rédactions, c’est ne pas connaître le monde de la presse d’aujourd’hui ! Il reste des exceptions, comme partout, mais elles sont peu nombreuses !


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 28 janvier 2009 par coppi
LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 28 janvier 2009 par The Mole
LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 29 janvier 2009 par yekatarina
LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 28 janvier 2009 par yekatarina

Vraiment, ces licenciements au Vif n’ont rien à voir avec une opposition entre une rédaction francophone et un propiétaire flamand. Je sais de quoi je parle. Bien au contraire, c’est l’opposition entre des journalistes francs et libres et une direction qui a une toute autre conception du métier. Un journaliste exécute des ordres et se tait, si non il ou elle est qualifié d’emmerdeur ou d’emmerdeuse. Même si cela coûte de l’argent, on se débarassera de ces éléments "négatifs", qui refusent de se soumettre aux ordres d’une direction bornée, qui monte sur les têtes coupées (il y en a déjà beaucoup) pour atteindre l’ultime sommet de sa propre gloire. Et on ne se retient pas pour semer l’intox sur ceux que l’on a éliminé. Le simple départ ne suffit parfois pas. On n’a pas tout vu !


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posté le 28 janvier 2009 par Avallone Albert

Monsieur, je ne suis pas abonné au vif/L’express. Cependant à chaque fois que mes petits moyens me le permettent s’est cette revue que j’achète. Pour sa pertinence son esprit critique et son professionnalisme. JE sais que dans mon entourage beaucoup de personnes la lise pour les même raisons. Alors OUI je soutiens le journaliste licencié pour leur indépendance et le travail qu’ils ont accompli. Sachez que demain je suis certain d’hésiter à acheter le vif, tant je suis déçu. Merci


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posté le 28 janvier 2009 par Ludivine

Je m’étais précisément abonnée au VIF pour la liberté de ton de B. Klein...je vais ILLICO me désabonner. Comme certaines personnes ci-avant le nommé Faljaoui - et, je le crains, le nom n’est pas anodin en l’occurence - ...(depuis 5 ans je n’achetais plus AUCUN journal français(ancienne abonnée du MONDE et du POINT!). De toutes façons il ne reste plus aucun journaliste vraiment crédible et on a bien difficile de recouper les infos : c’est ce que on ne nous dit pas qui importe.(je regarde la BBC!)

J’ajoute que je suis écoeurée du procédé SMS ! que diraient les vaches sacrées syndicalistes si on procédait ainsi dans une multinationale....


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 28 janvier 2009 par Hugues Le Paige
LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 28 janvier 2009 par Nathalie

Je croyais que la gestion des ressources humaines du Vif, auquel je suis abonnée depuis de nombreuses années,n’était pas aussi cavalière et outrancieuse. j’ai moi meme vécu des situations professionnelles aussi méprisantes. je ne suis pas du tout d’accord avec de telles pratiques et encore plus écoeurées du contexte politico-bego-belge (sous entendu querelles de bac à sable) dans lequel tout ceci arrive au regard des problèmes mondiaux !! Ceci est un bon prétexte pour ne plus m’abonner à de telles pratiques. Je ne soutiendrai jamais les jeunes loups aux dents longues pour qui ça passe ou ça casse. Ces gens sont incapables de négocier et donc incapables d’entendre la voix de l’autre donc indignes pour moi. Je repenserai à vous lorsque vous m’enverrai mon invitation à payer !!!


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 28 janvier 2009 par pierre

Le Vif dépend directement du groupe très flamand Roularta.

Madame Klein et Madame Philippon, pour ne citer qu’elles deux, se montraient fréquemment critiques à l’égard de la Flandre en révélant les velléités de cette région qui s’érige peu à peu en nation. La semaine dernière, l’éditorial signé par Klein incitait même les Francophones à faire bloc (Brxl et Wallonie) contre la Flandre.

Je ne pense pas qu’il faille chercher ailleurs les raisons de leur éviction.

Il nous faut désormais et plus que jamais nous tourner vers l’étranger pour apprendre certaines choses concernant nos problèmes internes. Je ne peux que conseiller les excellents articles de Jean Quatremer à propos des problèmes belges sur le site de Libération.fr ainsi que son blogue à l’adresse http://bruxelles.blogs.liberation.f... La lecture de Stroobants sur Le Monde est également instructive.

Quand un pays muselle sa presse, le régime totalitaire n’est pas très loin....


Jean Quatremer : l’européiste béat
posté le 28 janvier 2009 par zdr
LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 27 janvier 2009 par The Mole

Ce vendredi, dans les kiosques, un "Vif" éthiquement insoutenable... http://molenews.hautetfort.com/arch...


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 27 janvier 2009 par Charles Bricman

Le refus de publication qui vous est opposé est très, très con et m’étonne de la part de rédacteurs-en-chef que, par ailleurs, j’estime... Je me permets de signaler ici ce que j’en dis sur mon site, pour nourrir le débat : http://blog.pickme.be/2009/01/27/bl...


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posté le 27 janvier 2009 par CeD

Il apparaît assez clairement que ces licenciements sont idéologiques. Le lectorat francophone s’interroge : s’agit-il d’aligner la rédaction du Vif sur les positions d’un parti "ami" (en l’occurrence le PS), ou bien de faire taire quelques voix qui ont heurté les convictions... euh, patriotiques, de l’actionnaire Roularta ?

La question est d’importance, parce que si c’est la seconde hypothèse qui est la bonne, on est peut-être en train d’assister à un commencement d’infiltration de la presse francophone belge (et même parisienne), y compris ses deux principaux quotidiens, par une doctrine ethnocentriste qui a déjà gagné l’ensemble des médias flamands mais qui a été massivement rejetée jusqu’ici à Bruxelles et en Wallonie.


LE VIF : carte blanche refusée par Le Soir et La Libre (...)
posté le 27 janvier 2009 par Piroux Avl

C’est à se demander si le Directeur Général du Vif/L’express, Mr Amid Faljaoui ne se prend pas pour Sarkozy ??? Le fait du prince... Allez, dehors et silence, il n’y a rien à voir... Bravo LE VIF pour cette scandaleuse attitude.


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