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22.10.2009

Sarkozy : l’activisme, les privilèges et les inégalités

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« La conversation nationale commence à nous échapper un peu », la jolie phrase est de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Vous vous souvenez, celui qui avait opposé « La France d’en haut » à la « La France d’en bas », sans en tirer vraiment les conséquences d’ailleurs. Mais donc, dit Raffarin « la conversation nationale commence à nous échapper un peu » : traduisez Nicolas Sarkozy qui depuis le début de son mandat a imposé à marche forcée son propre agenda politique est en train de perdre la main. En tous cas, la superbe de son hyperactivisme qui lui tient lieu de ligne politique prend des coups.

En quelques semaines, le président français a accumulé polémiques et fausses manœuvres : procès Clearstream, affaire Mitterrand, bouclier fiscal contesté y compris dans les rangs de la majorité tout comme la réforme territoriale qui met à mal la décentralisation et vise surtout la gauche qui contrôle la quasi totalité des régions, affaire Jean Sarkozy, cagnotte pour assurer la présence des enfants à l’école, taxe carbone mal ficelée. La liste est longue et non exhaustive. On ne compte plus les couacs que les plus indulgents mettent sur l’isolement classique d’un président à mi-mandat. L’analyse est un peu rapide car Nicolas Sarkozy n’est pas plus isolé à l’Elysée qu’en début de mandat.

Il faut chercher ailleurs les difficultés politiques qu’il rencontre et qu’il met sur le dos des médias accusés de vouloir déstabiliser, voir détruire l’œuvre présidentielle. Des médias où, dans l’ensemble, il compte pourtant beaucoup plus de soutiens et de complicités que de critiques. Mais il est vrai que face à une opposition socialiste inaudible, toute question posée prend l’allure d’une mise en cause. Si la conjugaison des différentes affaires et polémiques bouscule l’image présidentielle, c’est peut-être d’abord parce que toutes, à leur manière, mettent en avant les privilèges et les inégalités qui constituent le socle de la politique sarkozienne. Ce n’est pas nouveau mais au moment où la crise produit ses effets les plus douloureux, cela passe sans doute plus difficilement.

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