« Mais que fait donc la police ? »
Les prurits sécuritaires sont fréquents dans notre pays. Un fait-divers plus ou moins dramatique, un problème de violence ou/et de convivialité dans un quartier dit « sensible » et la machine s’emballe. Les responsables politiques sont sommés de réagir sur le champ (la pire des solutions). Dans la même foulée sont dénoncés l’angélisme de la gauche, et, au nom du « politiquement incorrect », tous ceux qui pensent que le délire sécuritaire ne peut non seulement rien résoudre mais risque d’accentuer la violence. Les médias envoient des « correspondants de guerre » à Cureghem et multiplient les micros trottoirs où « l’homme de la rue » se demande « mais que fait donc la police ? » Bref on nage dans la confusion la plus totale mais qui n’est pas forcement innocente.
Reprenons donc. Personne ne nie – et en tous (...) [lire la suite]