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	<title>Les Blogs de Politique</title>
	<link>http://blogs.politique.eu.org/</link>
	<description>Cette partie du site regroupe une s&#233;rie de blogs tenus par des membres du comit&#233; de r&#233;daction ou d'autres personnes proches de la revue POLITIQUE.</description>
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		<title>Les Blogs de Politique</title>
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		<title>Esperanzah : un autre festival est possible</title>
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		<dc:creator>Gr&#233;goire Comhaire</dc:creator>



		<description>&#171; Monte dans le train , change &#224; Namur, descends &#224; Floreffe puis suis les Dread-Locks &#187; m'avait dit une amie pour m'indiquer la route d'Esperanzah. Si j'ai moi-m&#234;me un peu la t&#234;te de l'emploi, et que certains ont sans doute eux-aussi pris le risque de me suivre en se disant que je connaissais le chemin, je dois bien avouer que mon amie n'avait pas tout &#224; fait tort. Perch&#233;e au sommet d'une colline, au milieu d'un village qui ne conna&#238;t gu&#232;re d'animation en dehors de ces trois jours du premier week-end (...)

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&lt;a href="http://blogs.politique.eu.org/-Festival-face-B-" rel="directory"&gt;Festivals, face B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Monte dans le train&lt;/strong&gt; , change &#224; Namur, descends &#224; Floreffe puis suis les Dread-Locks&lt;/i&gt; &#187; m'avait dit une amie pour m'indiquer la route d'Esperanzah. Si j'ai moi-m&#234;me un peu la t&#234;te de l'emploi, et que certains ont sans doute eux-aussi pris le risque de me suivre en se disant que je connaissais le chemin, je dois bien avouer que mon amie n'avait pas tout &#224; fait tort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Perch&#233;e au sommet d'une colline&lt;/strong&gt;, au milieu d'un village qui ne conna&#238;t gu&#232;re d'animation en dehors de ces trois jours du premier week-end d'ao&#251;t, l'Abbaye de Floreffe rev&#234;t une fois par an des allures de grand rassemblement hippie. Pantalons bouffants, tresses en macram&#233;s, T-Shirt color&#233;s et ponchos, l'uniforme festival s'affiche ici sans vergogne. Les marchands de bracelets br&#233;siliens se frottent les mains. Et dans le &#171; camping famille &#187; auquel on acc&#232;de apr&#232;s une petite randonn&#233;e &#224; travers bois, les van Volkswagen am&#233;nag&#233;s en camping-car sont plus nombreux que dans les 19 communes bruxelloises r&#233;unies. &lt;span class='spip_document_1051 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH275/Esperanzah_2-6bd9f.jpg' width='500' height='275' alt=&quot;&quot; style='height:275px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis maintenant onze ans&lt;/strong&gt;, des milliers de personnes exultent ici leur foi en un monde meilleur au son des musiques des cinq continents. &#171; Un autre monde est possible &#187;, tel est ici le leitmotiv, l'id&#233;e fondatrice, le slogan&#8230; Mais il ne s'agit pas que de mots. Car tout est diff&#233;rent. Et en plus de promouvoir d'autres valeurs, on s'applique depuis la premi&#232;re &#233;dition en 2002, &#224; concevoir un festival &#171; autrement &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un festival diff&#233;rent par la musique&lt;/strong&gt;. Alors que les plaines de Werchter et de Dour d&#233;boursent des millions d'euros pour attirer les plus grands noms sur leurs sc&#232;nes, les fondateurs d'Esperanzah ont fait le pari de ne jamais courir apr&#232;s les t&#234;tes d'affiches. Le mot d'ordre ici est la d&#233;couverte m&#234;me si personne n'a cach&#233; sa satisfaction de voir Manu Chao s'inviter pour une date suppl&#233;mentaire en 2007, accordant en quelques sortes sa b&#233;n&#233;diction &#224; un festival qui doit son nom &#224; l'une de ses chansons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;couverte donc&lt;/strong&gt;, comme cette ann&#233;e encore o&#249; j'ai subjugu&#233; par &#171; El Gusto &#187;, un orchestre alg&#233;rois s&#233;par&#233; par la guerre d'Ind&#233;pendance, dont l'histoire rappelle un peu celle du fameux Buena Vista Social Club, &#224; Cuba. D&#233;couverte aussi, m&#234;me si certains voire beaucoup connaissaient, l'orchestre kinois de Staff Benda Bilili qui a offert une prestation &#233;poustouflante sur la sc&#232;ne c&#244;t&#233; jardin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je n'ai pas d&#233;couvert, mais j'ai appr&#233;ci&#233;&lt;/strong&gt; de retrouver sur sc&#232;ne les isra&#233;lo-am&#233;ricains de Balkan Beat Box, Caravane Palace ou encore Groundation, de grands habitu&#233;s du festival. J'appr&#233;ci&#233; &#233;galement, comme l'ann&#233;e derni&#232;re, la tente &#171; Radio bistro &#187;, o&#249; chacun vient se tr&#233;mousser sur des airs de bal musette punk-celtique avant de gagner le concert suivant. &lt;span class='spip_document_1052 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH710/Esperanzah_3-992cc.jpg' width='500' height='710' alt=&quot;&quot; style='height:710px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bien plus qu'un festival&lt;/strong&gt;. Esperanzah c'est une ambiance, un esprit, des d&#233;couvertes musicales, mais c'est surtout un projet. Ainsi, sur le chemin qui relie la sc&#232;ne c&#244;t&#233; cour (en bas de l'abbaye) &#224; celle c&#244;t&#233; jardin (en haut), on tombe sur le traditionnel &#171; Village des possibles &#187;, espace d&#233;di&#233; aux ONG partenaires du festival qui y d&#233;ploient leur stand. L'occasion, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ces concepts, d'entendre des mots comme &#171; Justice climatique &#187;, &#171; Mondialisation &#187;, &#171; Souverainet&#233; alimentaire &#187; et de s'initier aux adjectifs &#171; solidaire &#187;, &#171; alternatif &#187; et &#171; coop&#233;ratif &#187;, &#224; d&#233;cliner peut-&#234;tre dans leur vie de tous les jours jusqu'&#224; la prochaine &#233;dition du festival.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la m&#234;me route, on trouve le cin&#233;ma&lt;/strong&gt; d'Esperanzah. Mais bien que grands cin&#233;philes, et amateurs de documentaires sociaux et engag&#233;s comme ceux qu'on trouve sur l'affiche, je n'ai pas test&#233;. La prochaine fois sans faute&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manger et boire.&lt;/strong&gt; En poursuivant sur la fameuse route, on ne manquera pas de s'arr&#234;ter dans la grande cour d&#233;di&#233;e &#224; la nourriture du monde. C'est ici en effet que l'on notera, mieux encore qu'ailleurs, qu'Esperanzah n'est pas que diff&#233;rent par sa musique et par son concept.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de vieille baraque &#224; frites fumante&lt;/strong&gt;, pas de hamburger frelat&#233; ni de fricandelle douteuse. A la place, on aura que l'embarras du choix entre un stand de nourriture tib&#233;taine, cambodgienne, &#233;thiopienne, libanaise et italienne, sans oublier les cr&#234;pes bio au calva flamb&#233; et les burgers &#171; Apache &#187; et &#171; Tabarnak &#187;, pr&#233;sents d&#233;sormais sur tous les festivals de l'&#233;t&#233;. Au moins aussi bon qu'au Couleur caf&#233;, l'espace restauration d'Esperanzah est une vraie r&#233;ussite et un plaisir pour tous les festivaliers gourmands et gourmets. Et apr&#232;s manger rien de tel qu'une bonne Silly pils dans un gobelet en plastique r&#233;utilisable ! Car on ne fait pas un festival autrement, sans se soucier d'&#233;cologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis quelques ann&#233;es, et comme d'autres avant lui&lt;/strong&gt;, Esperanzah est pass&#233; au fameux gobelet r&#233;utilisable que l'on met en poche une fois la bi&#232;re consomm&#233;e et que l'on &#233;change ensuite &#224; chaque passage au bar. Ce gobelet est diff&#233;rent de tous les autres, puisqu'en plus d'&#234;tre d&#233;cor&#233; de dessins humoristiques, il poss&#232;de une languette bien pratique qui permet d'accrocher les verres entre-eux. Parfait, lorsqu'on est de corv&#233;e pour aller chercher une tourn&#233;e en plein concert !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme toujours, j'ai appr&#233;ci&#233;&lt;/strong&gt; l'atmosph&#232;re, la musique, le cadre et l'esprit qui plane sur l'abbaye durant tout le week-end. J'ai appr&#233;ci&#233; la tranquillit&#233; et l'espace, pouvoir regarder un concert et appr&#233;cier la musique sans &#234;tre serr&#233;s comme des sardines ou risquer d'&#234;tre pi&#233;tin&#233; dans un pogo de rockers aux vestes clout&#233;es. &lt;span class='spip_document_1050 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH150/Esperanzah_1-0d73b.jpg' width='150' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par contre, j'ai moins appr&#233;ci&#233; &lt;/strong&gt; que les festivaliers se fassent jeter du site chaque soir, une demi-heure &#224; peine apr&#232;s la fin du dernier concert, et alors que Radio Bistro annon&#231;aient une fin de soir&#233;e en fanfare. Moins appr&#233;ci&#233; aussi les petits d&#233;jeuners frugaux et hors de prix servis le matin dans les campings, parmi nos amies les gu&#234;pes. (On salue toutefois l'initiative, trop rare en festival !)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pari &#233;tait risqu&#233;&lt;/strong&gt; en 2002, mais les fondateurs l'ont relev&#233; haut la main. Faire un festival autrement, avec des b&#233;n&#233;voles ultra-motiv&#233;, c'est possible, et c'est d&#233;sormais un rendez-vous incontournable de l'&#233;t&#233; en Belgique. Le public ne s'y trompe pas et revient d'ann&#233;e en ann&#233;e. Je n'y ferai pas exception !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#233;goire Comhaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Francofolies spadoises 2012 </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Burnotte</dc:creator>



		<description>Du 18 au 22 juillet, le rendez-vous incontournable des festivaliers francophones, et autres, ce sont les Francofolies &#224; Spa. Entre les bars en folies, l'ambiance des rues, le village Francofou ou la sc&#232;ne Pierre Rapsat, le choix est diversifi&#233;, m&#234;me les enfants ne sont pas oubli&#233;s, quatre concerts leur sont d&#233;di&#233;s. Comme dans tous les festivals, la voiture reste tr&#232;s pris&#233;e pour acc&#233;der &#224; la ville d'eau mondialement reconnue : trouver une bonne place de parking pas trop loin du centre est l'enjeu&#8230; (...)

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&lt;a href="http://blogs.politique.eu.org/-Festival-face-B-" rel="directory"&gt;Festivals, face B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du 18 au 22 juillet&lt;/strong&gt;, le rendez-vous incontournable des festivaliers francophones, et autres, ce sont les Francofolies &#224; Spa. Entre les bars en folies, l'ambiance des rues, le village Francofou ou la sc&#232;ne Pierre Rapsat, le choix est diversifi&#233;, m&#234;me les enfants ne sont pas oubli&#233;s, quatre concerts leur sont d&#233;di&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme dans tous les festivals, la voiture reste tr&#232;s pris&#233;e&lt;/strong&gt; pour acc&#233;der &#224; la ville d'eau mondialement reconnue : trouver une bonne place de parking pas trop loin du centre est l'enjeu&#8230; certains conducteurs n'h&#233;sitent pas &#224; se garer dans des endroits risqu&#233;s pour marcher moins. Une navette, en bus, gratuite parcourt pourtant la ville r&#233;guli&#232;rement, c'est vrai que le soir &#224; la sortie des concerts, c'est plut&#244;t bond&#233; et que 20 - 30 minutes de marche apr&#232;s une journ&#233;e debout, c'est parfois rebutant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors des Francos &#224; Spa, la ville enti&#232;re vit au rythme de la musique&lt;/strong&gt; &lt;span class='spip_document_1047 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:213px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L213xH320/Franco_3-46a0f.jpg' width='213' height='320' alt=&quot;&quot; style='height:320px;width:213px;' /&gt;&lt;/span&gt; : festivaliers qui profitent du soleil pour boire un verre aux nombreuses terrasses des caf&#233;s anim&#233;es par des sonos et chanteurs aux talents divers. L'humeur est joyeuse, festive, on retrouve ses connaissances pour partager un moment agr&#233;able avant d'aller aux concerts ou tout simplement pour profiter de cette ambiance particuli&#232;re des Francos. Ailleurs, c'est la file aux stands des grands sponsors que vous connaissez pour se faire prendre en photos et recevoir les gadgets &#224; la mode qui sont parfois utiles en temps de pluie (cape) ou par un soleil ardent (chapeau). Devant le Radisson des groupies attendent de voir leur idole ou d'apercevoir les t&#234;tes d'affiche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#244;t&#233; musical, depuis quelques ann&#233;es, je vis le festival au village Francofou, l'affiche y est attractive&lt;/strong&gt;, on y fait de belles d&#233;couvertes et on retrouve avec bonheur des artistes confirm&#233;s. Le m&#233;lange anglais/fran&#231;ais, critique r&#233;currente, correspond &#224; la sc&#232;ne musicale actuelle. Le village est &#224; la fois l'endroit des rencontres autour d'un verre, des petites boutiques de fringues, des stands d'associations et d'ONG qui collectent les signatures pour diverses p&#233;titions et actions en faveur de l'environnement (Greenpeace) ou des pays du Sud (UNICEF, MSF, Fondation Damien,&#8230;) et des &#233;choppes &#171; bouffe &#187;. C&#244;t&#233; concerts, il faut choisir entre ceux qui se passent sous le d&#244;me BNP Paribas et &#224; la sc&#232;ne Proximus car ils sont programm&#233;s ensemble ou alors on fait le d&#233;but &#224; une place et la fin &#224; l'autre quand l'artiste ne parvient pas &#224; vous accrocher. La sc&#232;ne Ice-Watch, situ&#233;e entre les deux autres, s'intercale pour les horaires. Difficile d'&#233;chapper &#224; ces sponsors avec ce type de noms de sc&#232;ne ! &lt;span class='spip_document_1046 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L320xH213/Franco_2-16bf3.jpg' width='320' height='213' alt=&quot;&quot; style='height:213px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis 19 ans, l'organisation spadoise est bien r&#244;d&#233;e&lt;/strong&gt;, sous la direction de Charles Gardier et Jean Steffens, est une &#233;quipe de professionnels et des centaines de b&#233;n&#233;voles travaillent pour satisfaire au maximum les 160 000 festivaliers. Concept commun aux Francofolies de La Rochelle (les premi&#232;res) et de Montr&#233;al, le festival est sous le haut patronage d'un comit&#233; compos&#233; du bourgmestre de la ville, de divers ministres et &#233;lus des diff&#233;rentes assembl&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le festival re&#231;oit le soutien&lt;/strong&gt; de la f&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles, de la Wallonie, de la Commission europ&#233;enne, de la ville, de diff&#233;rents acteurs de la province de Li&#232;ge et d'organismes comme la SABAM ou l'Office des Produits Wallons, sans &#234;tre exhaustif. Petite particularit&#233;, on retrouve aussi comme partenaires l'UNICEF et l'association Pr&#233;sence et Action Culturelles. Les sponsors majeurs habitu&#233;s de ce genre d'activit&#233;s sont l&#224; pour apporter leur soutien financier et bien entendu faire leur publicit&#233;. La soci&#233;t&#233; locale Spadel apporte &#233;galement sa contribution aux recettes de l'organisation et, cette ann&#233;e, Ice Watch, soci&#233;t&#233; qui monte, sponsorise une sc&#232;ne du village. Trente sponsors juniors apportent de m&#234;me leur soutien. C&#244;t&#233; presse, ce sont 13 m&#233;dias qui couvrent l'&#233;v&#233;nement et qui participent financi&#232;rement &#224; l'organisation (TV, radio, quotidiens, hebdomadaires, presse gratuite).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les autres recettes proviennent des participants&lt;/strong&gt; qui pour acc&#233;der au village Francofou, paieront 45&#8364; le pass des 5 jours s'ils l'ach&#232;tent sur place (25&#8364; par jour) ; un prix tr&#232;s d&#233;mocratique pour un maximum de concerts et une diversit&#233; de musique (concours du Franc'off, chanson fran&#231;aise, rock, sans oublier la sc&#232;ne &#233;lectro du jardin). Si votre choix est d'aller voir les grandes t&#234;tes d'affiche, vous devrez d&#233;bourser 46 ou 48&#8364; pour un jour et 140&#8364; pour acc&#233;der &#224; la sc&#232;ne Pierre Rapsat pendant 4 jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1045 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L320xH213/Franco_1-2a305.jpg' width='320' height='213' alt=&quot;&quot; style='height:213px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Et pour les impressions de cette ann&#233;e&lt;/strong&gt;, mon meilleur concert fut celui de Saule, repr&#233;sentation intimiste dans ce festival qui rassemble plusieurs milliers de personnes. Environ 200 personnes ont eu la chance d'y assister dans le petit Salon Bleu du Casino (concert gratuit). Un chanteur g&#233;n&#233;reux, po&#233;tique, qui partage son plaisir d'&#234;tre sur sc&#232;ne avec son public. Cali tout aussi g&#233;n&#233;reux, dans une version piano-voix m'a &#233;galement laiss&#233; un tr&#232;s bon souvenir. C&#244;t&#233; d&#233;couverte, Carmen Maria V&#233;ga m'a enchant&#233;e par son enthousiasme. Une rockeuse &#171; fran&#231;aise &#187; &#224; &#233;couter et &#224; voir absolument en concert : &#231;a swingue, &#231;a bouge et c'est bon. J'ai &#233;galement appr&#233;ci&#233; Vincent Liben, Ours, Claire Denamur, Balimurphy et la f&#234;te &#224; Suarez. Par contre Arid, Eiffel et Catherine Ringer ne m'ont pas emball&#233; lors de leurs prestations, alors que j'attendais beaucoup de leurs concerts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui me pla&#238;t aux Francofolies&lt;/strong&gt;, c'est ce patchwork de musique, cette ambiance conviviale, sp&#233;cialement dans le village et les d&#233;couvertes musicales inattendues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pour terminer ce compte-rendu du festival spadois&lt;/strong&gt;, j'ai d&#233;couvert le jardin en apr&#232;s-midi, un endroit, &#224; ce moment de la journ&#233;e, calme, paisible. J'ai m&#234;me pu me faire coiffer rock and roll par le champion de Belgique de cr&#233;ation de coiffure (apr&#232;s avoir attendu 2h). Diff&#233;rents stands proposent de d&#233;guster des mets du monde (africain, asiatique, marocain,&#8230;), ce qui change des hamburgers, frites, et pitta.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bref Spa, quand on y a pris go&#251;t&lt;/strong&gt; on y revient toujours car les mani&#232;res de vivre ce festival sont diverses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Annick Burnotte&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rock Werchter, &#224; n'importe quel prix ?</title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/Rock-Werchter-a-n-importe-quel</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie Duthy</dc:creator>



		<description>Le festival flamand Rock Werchter est incoutournable en Belgique. Avec pas moins de 139 000 tickets vendus cette ann&#233;e, l'&#233;v&#233;nement a fait ses preuves &#224; maintes reprises en proposant une affiche compos&#233;e par de nombreuses stars internationales. Chaque ann&#233;e, depuis 1975, un public vari&#233; r&#233;pond pr&#233;sent. Et pourtant, si on retire l'affiche magistrale et les moments magiques d'une foule de 100 000 personnes reprenant la m&#234;me chanson en ch&#339;ur, il ne reste pas grand-chose d'int&#233;ressant sur la plaine de (...)

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&lt;a href="http://blogs.politique.eu.org/-Festival-face-B-" rel="directory"&gt;Festivals, face B&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le festival flamand Rock Werchter est incoutournable en Belgique&lt;/strong&gt;. Avec pas moins de 139 000 tickets vendus cette ann&#233;e, l'&#233;v&#233;nement a fait ses preuves &#224; maintes reprises en proposant une affiche compos&#233;e par de nombreuses stars internationales. Chaque ann&#233;e, depuis 1975, un public vari&#233; r&#233;pond pr&#233;sent. Et pourtant, si on retire l'affiche magistrale et les moments magiques d'une foule de 100 000 personnes reprenant la m&#234;me chanson en ch&#339;ur, il ne reste pas grand-chose d'int&#233;ressant sur la plaine de Werchter. &lt;span class='spip_document_1039 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L320xH213/Werchter_3-1fc0b.jpg' width='320' height='213' alt=&quot;&quot; style='height:213px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rock Werchter, c'est avant toute chose une affiche de qualit&#233; reconnue mondialement&lt;/strong&gt;. Rien que pour cette &#233;dition 2012, des noms comme les Red Hot Chili Peppers, The Cure, Garbage, Simple Minds, Pearl Jam, Agnes Obel ou encore Noel Gallagher se sont succ&#233;d&#233;s sur les trois sc&#232;nes du festival flamand. Pour voir tout &#231;a, il vous en co&#251;tera 195&#8364;, prix du ticket combi de quatre jours. Quand on relativise, on se dit que ce n'est pas si cher pay&#233; pour voir toutes ces stars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cependant, c'est une fois arriv&#233; sur le site du festival que les prix auront du mal &#224; passer&lt;/strong&gt;. Rock Werchter est une vraie machine &#224; faire des sous, et ne s'en cache pas. &#192; la t&#234;te du festival, une multinationale : Live Nation. La soci&#233;t&#233; anonyme permet aux organisateurs de compter sur des noms aussi importants que REM ou Muse au fil des ann&#233;es. Mais tous ces artistes co&#251;tent cher. C'est donc le public qui doit d&#233;bourser. En vrac, quelques prix : 15 &#8364; pour le parking chaque soir, 12&#8364;50 pour un durum (et pas le plus gros des durums), 5&#8364; pour un morceau de past&#232;que, 2&#8364;50 pour les boissons. Bref, le ticket n'est qu'une partie de ce qu'il faut d&#233;penser pour appr&#233;cier son festival.
Certes, il y a quelques initiatives &#224; relever. Ainsi, il existe des parkings v&#233;lo gratuits et surveill&#233;s. Une alternative un peu verte pour arriver sur le site, d'autant plus que le ticket d'entr&#233;e au festival permet de profiter des transports en commun. Les festivaliers peuvent &#233;galement pr&#233;server un peu leur argent en ramassant les gobelets qui tra&#238;nent dans la plaine. Pour vingt gobelets ou bouteilles ramass&#233;s, un ticket boisson (uniquement boisson) offert. Et tout &#231;a est recycl&#233;. Autant dire que l'action fonctionne plut&#244;t bien, le public &#233;tant compos&#233; de pas mal de jeunes qui n'ont pas toujours les moyens de payer 2&#8364;50 toutes leurs consommations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;span class='spip_document_1040 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:320px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L320xH240/Werchter_4-bf158.jpg' width='320' height='240' alt=&quot;&quot; style='height:240px;width:320px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Mais les bonnes actions s'arr&#234;tent &#224; peu pr&#232;s l&#224;.&lt;/strong&gt; Sur la plaine, on ne trouve pas vraiment d'&#233;choppes avec des produits locaux ni d'associations venues profiter d'un tel &#233;v&#233;nement pour faire parler d'elles. Ce qu'on peut voir, ce sont des stands d&#233;di&#233;s aux sponsors du festival qui offrent des cadeaux aux festivaliers&#8230; et de la musique en plus, comme si les trois sc&#232;nes ne suffisaient pas. Ainsi, les stands Jupiler et Coca Cola ont tous deux leurs propres DJ's et les jeunes peuvent aller se tr&#233;mousser sur la musique ambiance discoth&#232;que qu'ils font passer &#224; longueur de journ&#233;e. De temps en temps, des bras se l&#232;vent pour tenter d'attraper les cadeaux qu'ils lancent dans la foule : casquette, t-shirts ou autres, tous estampill&#233;s selon le stand dans lequel on se trouve. Et c'est comme &#231;a chez tous les sponsors : Randstad, Nikon, Lipton, etc., la musique en moins peut-&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors que des agrandissements sont encore pr&#233;vus sur le festival&lt;/strong&gt;, certains festivaliers ne peuvent s'emp&#234;cher chaque ann&#233;e de se demander s'ils y retourneront un jour, le trou dans le portefeuille aidant &#224; r&#233;fl&#233;chir. Trop de monde, trop cher, trop sponsoris&#233;. Et pourtant, chaque ann&#233;e, les organisateurs arrivent &#224; amener en Belgique de grands artistes internationaux. Et chaque ann&#233;e, le public r&#233;pond pr&#233;sent. &#192; croire que le festival a encore de tr&#232;s longues ann&#233;es devant lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1037 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:240px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L240xH180/Werchter_1-47c19.jpg' width='240' height='180' alt=&quot;&quot; style='height:180px;width:240px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Je fais partie de ces personnes qui se demandent s'ils y retourneront&lt;/strong&gt;. C'&#233;tait mon troisi&#232;me passage &#224; Werchter. Mais depuis, j'ai aussi pu vivre Couleur Caf&#233;, les Ardentes, Esperanzah ou l'Openluchtheater Festival &#224; Anvers, ainsi qu'une myriade de petits festivals locaux. Une chaleur s'en d&#233;gage que je ne trouverai jamais &#224; Werchter. Certains pourraient m'entendre dire que je n'y retournerai plus. Mais il est certain que l'affiche est extraordinaire, et que c'est parfois le seul moyen de voir certains groupes en Belgique, tant les places pour des groupes comme Muse, Coldplay et autres s'&#233;coulent &#224; grande vitesse quand ils passent dans nos salles. La seule vue des premiers noms annonc&#233;s l'ann&#233;e prochaine pourrait me faire changer d'avis. C'est &#231;a le business de Werchter, et &#231;a continue de fonctionner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Julie Duthy&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LaS&#233;mo, 5 ans plus tard, toujours le m&#234;me esprit</title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/LaSemo-5-ans-plus-tard-toujours-le</link>
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		<dc:date>2012-07-13T13:18:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Demonty</dc:creator>



		<description>Sans tomber dans l'&#233;loge &#171; peace and love &#187; de LaSemo, on peut quand m&#234;me souligner que ce festival est caract&#233;ris&#233; par une ambiance vraiment conviviale, et qu'il est rare dans un autre &#233;v&#233;nement de voir sur une demi-heure &#224; la fois un groupe de potes d&#233;chain&#233;s au premier rang d'un concert, une grand-m&#232;re qui participe &#224; une animation sur le d&#233;veloppement durable et des bambins qui d&#233;couvrent les joies du carrousel&#8230; Petite balade guid&#233;e sur l'Ile de l'Oneux &#8211; pieds nus pour certains&#8230; LaSemo f&#234;tait cette (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans tomber dans l'&#233;loge &#171; peace and love &#187; de LaSemo,&lt;/strong&gt; on peut quand m&#234;me souligner que ce festival est caract&#233;ris&#233; par une ambiance vraiment conviviale, et qu'il est rare dans un autre &#233;v&#233;nement de voir sur une demi-heure &#224; la fois un groupe de potes d&#233;chain&#233;s au premier rang d'un concert, une grand-m&#232;re qui participe &#224; une animation sur le d&#233;veloppement durable et des bambins qui d&#233;couvrent les joies du carrousel&#8230; Petite balade guid&#233;e sur l'Ile de l'Oneux &#8211; pieds nus pour certains&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;LaSemo f&#234;tait cette ann&#233;e ses 5 ans.&lt;/strong&gt; Pour cette &#233;dition anniversaire, les organisateurs (ASBL Squid) sont rest&#233;s fid&#232;les au principe qui les animait lorsqu'ils ont cr&#233;&#233; le festival : montrer qu'il est possible de s'amuser sans que cela n'implique n&#233;cessairement une d&#233;bauche de moyens et de d&#233;chets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour contribuer &#224; donner une image festive et dynamique du d&#233;veloppement durable&lt;/strong&gt;, ils ont ainsi mis&#233; sur un cocktail &#233;quilibr&#233; et gouteux : une programmation musicale constitu&#233;e d'un joyeux m&#233;lange de chanson fran&#231;aise, pop-rock, reggae et de rythmes d'inspiration folk/balkanique (avec entre autres comme t&#234;tes d'affiche Emir Kusturica, Alpha Blondy, Thomas Fersen, Zaz, Les t&#234;tes raides, David Bartholom&#233;, Great Mountain Fire, et Babylon Circus) ; de nombreux spectacles d'arts de la rue &lt;span class='spip_document_1030 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH335/lasemo_4-15790.jpg' width='500' height='335' alt=&quot;&quot; style='height:335px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt; ; un village associatif ax&#233;e cette ann&#233;e sur Rio+20 ainsi qu'un espace sp&#233;cialement destin&#233; aux familles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s une soir&#233;e de concerts et une nuit de f&#234;te anim&#233;e au camping&lt;/strong&gt;, les festivaliers avaient &#233;galement l'occasion de profiter des nombreuses ressources touristiques locales et, &#224; d&#233;faut de s'y immerger pour le Big Jump, beaucoup d'entre eux ne se sont pas fait prier pour rafraichir leurs pieds fatigu&#233;s dans l'Ourthe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Un plus : la qualit&#233; de l'accueil&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les festivaliers interrog&#233;s sont unanimes&lt;/strong&gt;, ce qui leur plait &#224; LaSemo c'est tout d'abord le site propice &#224; la d&#233;tente, l'ambiance, l'impression d'ouverture qui se d&#233;gage des espaces au sein du festival et l'attitude respectueuse des gens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme l'an dernier, et malgr&#233; la m&#233;t&#233;o quelque peu capricieuse, environ 20.000 festivaliers &#233;taient pr&#233;sents&lt;/strong&gt;. M&#234;me si certaines t&#234;tes d'affiches ont sans doute &#233;t&#233; choisies afin d'attirer un public plus large que les &#171; habitu&#233;s &#187;, &#233;tant donn&#233; le peu de matraquage promotionnel, c'est surtout le bouche-&#224;-oreille qui attire les festivaliers. Tant mieux si cela continue comme cela, pour que le LaSemo conserve sa taille humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1029 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH335/Lasemo_3-523cf.jpg' width='500' height='335' alt=&quot;&quot; style='height:335px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;En tous cas, les familles sont ravies.&lt;/strong&gt; &#171; &lt;i&gt;Ici, on se sent vraiment accueillis, et nos besoins sont pris en compte jusque dans les petits d&#233;tails qui font la diff&#233;rence : l'espace de jeu pour les enfants, un camping plus calme, les spectacles et ateliers pour les petits, les casques anti-bruits, etc.&lt;/i&gt; &#187; nous confie une maman. LaSemo se veut ouvert &#224; tous et a, &#224; cet effet, mis en place toute une s&#233;rie d'am&#233;nagements pour les personnes en situation de handicap (espaces et podiums r&#233;serv&#233;s, sanitaires adapt&#233;s, traduction en langue des signes de certains concerts&#8230;). Un jeune de l'ASBL &#171; Les fauteuils volants &#187; nous explique : &#171; &lt;i&gt;c'est la premi&#232;re fois que je viens &#224; un festival, c'est important pour nous de pouvoir d&#233;couvrir l'ambiance et de participer pleinement avec d'autres &#224; ce genre d'&#233;v&#233;nement !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Combien &#231;a coute ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'accessibilit&#233; s'applique aussi au niveau financier.&lt;/strong&gt; R&#233;server son Pass 3 jours + camping en f&#233;vrier revenait &#224; 70 euros, ce qui reste raisonnable en comparaison &#224; d'autres &#233;v&#232;nements de ce type... Les enfants de moins de 13 ans entrent gratuitement, et LaSemo collabore avec l'ASBL Article 27 pour r&#233;server des places &#224; des publics pr&#233;caris&#233;s. Le rapport qualit&#233;-prix pour la nourriture et les boissons n'est pas trop mal (environ 5euros/plat complet, 3euros/pain saucisse ou frites, un peu plus de 2 euros/bi&#232;re bio et 1 euro/softs), surtout au vu de la volont&#233; de proposer de la nourriture essentiellement locale, des produits de saison et/ou bio.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;LaSemo, un pionner qui perd sa sp&#233;cificit&#233; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revenons &#224; la marque de fabrique du festival : son aspect &#171; durable &#187;&lt;/strong&gt;. M&#234;me s'il est &#233;videmment impossible de l'&#234;tre &#224; 100%, il faut reconnaitre que de gros efforts sont faits en la mati&#232;re : r&#233;flexion sur le choix des partenaires et sponsors, pas de promotion/publicit&#233; sur le site (sauf pour la pr&#233;vention sant&#233;), importance du village associatif en termes de sensibilisation (m&#234;me si les convaincus sont d&#233;j&#224; largement majoritaires parmi le public&#8230;), r&#233;duction et tri des d&#233;chets (gobelets r&#233;utilisables et vaisselle biod&#233;gradable, toilettes s&#232;ches, d&#233;co recycl&#233;e), &#233;clairage intimiste, promotion d'une alimentation locale et de saison, navettes depuis la gare&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1028 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH335/Lasemo_2-5a5b4.jpg' width='500' height='335' alt=&quot;&quot; style='height:335px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Samuel Chappel, l'un des organisateurs du festival&lt;/strong&gt; &#233;tait l'invit&#233; du chat du site Le Soir du lundi 9 juillet, justement consacr&#233; &#224; la mode du durable dans les festivals. S'il se disait heureux que d'autres festivals commencent &#224; suivre l'exemple de LaSemo sur de nombreux aspects, il esp&#232;re n&#233;anmoins que ceux-ci ne tomberont pas dans le &#171; &lt;a href=&quot;http://politique.eu.org/spip.php?article1064&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;greenwashing&lt;/a&gt; &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; cela&lt;/strong&gt;, il reste n&#233;anmoins convaincu que l'esprit particulier qui anime LaSemo depuis ses d&#233;buts continuera &#224; faire la diff&#233;rence par rapport &#224; ses concurrents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catherine Demonty&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une programmation &#233;clectique mais assez mainstream </title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/Une-programmation-eclectique-mais</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blogs.politique.eu.org/Une-programmation-eclectique-mais</guid>
		<dc:date>2012-07-11T22:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Bierin</dc:creator>



		<description>Les Ardentes, et ce n'est rien de le dire, font dans la s&#233;curit&#233;. S&#233;curit&#233; du lieu : doubles barri&#232;res pour &#233;viter les resquilleurs et s'assurer de l'imperm&#233;abilit&#233; du site &#224; toute boisson (&#224; l'exception bienvenue de l'eau, mais c'est la moindre des choses), double check aux entr&#233;es afin de garantir l'authenticit&#233; du bracelet et l'impossibilit&#233; mat&#233;rielle de le &#171; pr&#234;ter &#187; &#224; un ami... Et &#233;galement s&#233;curit&#233; dans la programmation : elle est &#233;clectique, il y en a pour tous les go&#251;ts, de quoi satisfaire jeunes et (...)

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&lt;a href="http://blogs.politique.eu.org/-Festival-face-B-" rel="directory"&gt;Festivals, face B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1021 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:150px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH150/Ardentes_1-2f907.jpg' width='150' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les Ardentes&lt;/strong&gt;, et ce n'est rien de le dire, font dans la s&#233;curit&#233;. S&#233;curit&#233; du lieu : doubles barri&#232;res pour &#233;viter les resquilleurs et s'assurer de l'imperm&#233;abilit&#233; du site &#224; toute boisson (&#224; l'exception bienvenue de l'eau, mais c'est la moindre des choses), double check aux entr&#233;es afin de garantir l'authenticit&#233; du bracelet et l'impossibilit&#233; mat&#233;rielle de le &#171; pr&#234;ter &#187; &#224; un ami...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et &#233;galement s&#233;curit&#233; dans la programmation&lt;/strong&gt; : elle est &#233;clectique, il y en a pour tous les go&#251;ts, de quoi satisfaire jeunes et moins jeunes, amateurs de chanson fran&#231;aise, de rock, de hip-hop, d'&#233;lectro, mais les Ardentes misent sur des t&#234;tes d'affiche et des groupes qui ont fait leur preuve, qui ont roul&#233; leur bosse, voire qui sentent le d&#233;j&#224; vu ou le totalement has been. Bien s&#251;r, pour les amateurs de hip-hop, on est jamais d&#233;&#231;u par Cypress Hill (troisi&#232;me fois qu'ils sont pr&#233;sents en 6 ans), Joey Starr (troisi&#232;me programmation, mais deux pr&#233;sences pour cause de passage par la case prison) ou 50 Cent. Bien entendu, pour les fans de la premi&#232;re heure ou les jeunes m&#233;lomanes, c'est un plaisir et une chance de voir Patti Smith, Thiefaine ou Morrissey en live. En &#233;lectro, Kavinsky (&#171; Nightcall &#187;), The Magician (&#171; I follow rivers &#187;), au top du top 50, ne pouvaient que faire un carton, et Booka Shade et Mr Oizo offrent toujours de tr&#232;s bonnes prestations. Dans l'ensemble, la programmation est de qualit&#233;, mais tout cela manque cruellement d'audace, de d&#233;couverte, de prise de risque. Les groupes peu connus, les petits nouveaux, les locaux de l'&#233;tape ou les ovnis un peu d&#233;jant&#233;s sont programm&#233;s comme d'habitude en d&#233;but de journ&#233;e ou en fin de nuit (la r&#233;v&#233;lation li&#233;geoise Kennedy's Bridge par exemple, ou les tar&#233;s de Jerikan, dont le set dubstep et drum bien hard a eu beaucoup de succ&#232;s et a d&#233;clench&#233; un violent pogo dans la salle Elektropedia, malgr&#233; la programmation presque matinale pour ce type de musique : 20h30).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais m&#234;me en misant sur des valeurs s&#251;res, on n'est pas &#224; l'abri de grosses d&#233;ceptions&lt;/strong&gt;, et ce compte-rendu ne serait pas complet sans mentionner Marilyn Manson, m&#234;me si ne pas devoir parler de sa prestation molle serait un soulagement. &lt;span class='spip_document_1022 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:240px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L240xH175/Marilyn_manson-86648.jpg' width='240' height='175' alt=&quot;&quot; style='height:175px;width:240px;' /&gt;&lt;/span&gt; C'&#233;tait triste, presque path&#233;tique, on sent qu'il n'y croit plus, qu'il est us&#233;, le seul &#233;l&#233;ment de show furent ses micros en forme de poignard ou de coup de poing am&#233;ricain, bref, un flop, les spectateurs quittaient l'open air les uns apr&#232;s les autres. Pour terminer sur une note plus positive, mentionnons enfin Balkan Beat Box et Dyonisos, qui mettent toujours une ambiance de feu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ambiance et organisation : entre durabilit&#233; de bon aloi et bling bling &#224; tout va&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A saluer&lt;/strong&gt; : &#171; Les Ardentes &#187; est le premier festival de grande ampleur &#224; avoir impos&#233; l'usage des gobelets r&#233;utilisables (en 2010, deux ans apr&#232;s La Semo, mais dont la fr&#233;quentation n'est pas comparable) ; les poubelles sur le site sont pr&#233;vues pour le tri s&#233;lectif ; de nombreuses navettes gratuites entre le festival, les gares et le centre-ville sont organis&#233;es, y compris la nuit. Des rampes et espaces r&#233;serv&#233;s pour les PMR sont am&#233;nag&#233;s sur la plupart des sc&#232;nes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il mise en partie sur les artisans et snacks locaux&lt;/strong&gt; pour son &#171; chemin des saveurs &#187;, sans exigence de cahier des charges &#171; vert &#187;, et avec la pr&#233;sence en parall&#232;le de grosses boites. Les falafel bios, les bons durums de chez Murat (en Souveraint-Pont, je conseille), les cr&#234;pes et speculoos de chez Massin, le Maitrank, c&#244;toient les hamburgers et hot dog industriels, les stands &#171; Jo Piler &#187;, Bacardi, ou le caf&#233; Chat Noir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Le brasseur qui fournit les boissons quant &#224; lui est clairement &#171; non durable &#187;&lt;/strong&gt;, et les boissons ne sont pas bon march&#233; (2&#8364;50 la bi&#232;re Jupiler et les softs &#171; Coca-Cola company &#187;, 3&#8364;75 le Get27, 5&#8364; les alcools). De nombreuses multinationales et gros groupes sont pr&#233;sents sur le site, sponsorisent l'&#233;v&#232;nement et les festivaliers, en distribuant force goodies et en organisant de nombreux concours. Pris dans l'ambiance du festival, il est parfois difficile, surtout pour les festivaliers les plus jeunes, de faire la diff&#233;rence entre les messages v&#233;hicul&#233;s, souvent sur les m&#234;mes supports, par les stands d'infos (Conseil de la Jeunesse, Pr&#233;vention Sida,&#8230;), de promotion culturelle (le film Mobile Home et son stand &#224; succ&#232;s, o&#249; il &#233;tait possible de d&#233;clencher la prise d'une photo en hurlant), de promotion commerciale de l'&#233;nergie verte (Lampiris, o&#249;, en p&#233;dalant x kW/h, on obtenait un k-way), et par les bimbos (m&#226;les et femelles) Coca Cola en mini short ou le stand &#171; Pimp my festival &#187; de VW (se faire prendre en photo pour gagner une voiture)&#8230; &lt;span class='spip_document_1023 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:240px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L240xH109/Coca-437af.jpg' width='240' height='109' alt=&quot;&quot; style='height:109px;width:240px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Disons le clairement,&lt;/strong&gt; m&#234;me si Solidaris, la FGTB, la Ville et la Province de Li&#232;ge figurent parmi les partenaires, et que le festival, comme ses organisateurs, est clairement &#233;tiquet&#233; &#171; socialiste &#187;, &#171; Les Ardentes &#187; est loin d'&#234;tre un festival social. Outre le prix des boissons, le prix de l'entr&#233;e (55 euros par jour, 105 euros pour les 4), n'est pas aussi prohibitif que d'autres grosses machines (Werchter : 79&#8364; et 195 &#8364;, Pukkelpop : 79 &#8364; et 155&#8364;) mais reste un frein important pour qui n'est pas ais&#233;. Malgr&#233; la diversit&#233; du public en termes d'&#226;ge, de styles et de go&#251;ts musicaux (on reconnait assez facilement certains fans de Marilyn Manson ou 50 Cent par exemple), on reste donc entre personnes de la classe moyenne, sans parler des VIP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A ce sujet, le festival fait fort.&lt;/strong&gt; Impossible de rater l'espace VIP, qui surplombe l'Open Air sur deux &#233;tages et une cinquantaine de m&#232;tres, divis&#233; en un salon au rez-de-chauss&#233;e accessible aux &#171; VIP de niveau 2 &#187;, et les loges &#224; l'&#233;tage, r&#233;serv&#233;es pour les &#171; VIP de niveau 1 &#187; par des institutions ou des entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En conclusion&lt;/strong&gt;, on passe un bon moment, l'ambiance est familiale et le succ&#232;s est au rendez-vous, mais le festival gagnerait en authenticit&#233;, en fraicheur, et en &#171; soutenabilit&#233; &#187;, &#224; se montrer un peu plus ouvert (aux citoyen-ne-s peu importe leurs revenus, aux modes de consommation alternatifs, et aux artistes &#233;mergents).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Bierin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Couleur caf&#233;, un festival comme les autres ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gr&#233;gory Mauz&#233;</dc:creator>



		<description>Ceux qui ont connu les premi&#232;res &#233;ditions de &#171; Couleur caf&#233; &#187; en conviendront : le festival, originellement ax&#233; autour de la d&#233;couverte des musiques du monde et qui se voulait &#171; ancr&#233; dans le tissu social bruxellois &#187;, n'a plus grand-chose &#224; voir avec l'id&#233;e originale de ses concepteurs. Ce qui n'&#233;tait qu'un modeste &#233;v&#232;nement urbain organis&#233; &#224; l'ancien march&#233; couvert des Halles de Schaerbeek s'est peu &#224; peu transform&#233; en l'un des festivals les plus r&#233;put&#233;s du plat pays. Mais une fois pass&#233;e l'&#233;tape de la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui ont connu les premi&#232;res &#233;ditions de &#171; Couleur caf&#233; &#187; en conviendront&lt;/strong&gt; : le festival, originellement ax&#233; autour de la d&#233;couverte des musiques du monde et qui se voulait &#171; ancr&#233; dans le tissu social bruxellois &#187;, n'a plus grand-chose &#224; voir avec l'id&#233;e originale de ses concepteurs. Ce qui n'&#233;tait qu'un modeste &#233;v&#232;nement urbain organis&#233; &#224; l'ancien march&#233; couvert des Halles de Schaerbeek s'est peu &#224; peu transform&#233; en l'un des festivals les plus r&#233;put&#233;s du plat pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais une fois pass&#233;e l'&#233;tape de la nostalgie, il faudrait &#234;tre mal inform&#233; ou de mauvaise foi pour tirer un bilan globalement n&#233;gatif de cette 22e &#233;dition du festival.&lt;/strong&gt; Un public toujours aussi nombreux a pu d&#233;couvrir une affiche tr&#232;s &#233;clectique. Les amateurs de Hip Hop auront sans nul doute &#233;t&#233; particuli&#232;rement conquis par les hautes performances de sc&#232;ne de Public Enemy, le style loufoque des De La Soul ou encore le r&#233;pertoire bien connu du l&#233;gendaire Nas. Les adeptes du d&#233;hanch&#233; endiabl&#233; n'auront pas non plus &#233;t&#233; en reste puisqu'un chapiteau d&#233;di&#233; &#224; l'apprentissage de diverses danses exotiques leur a &#233;t&#233; consacr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1020 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:150px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH150/Couleurs_cafe_1-2-a7e0b.jpg' width='150' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Comme chaque ann&#233;e, les organisateurs (l'ASBL Zig-zag) ont r&#233;ussi, en d&#233;pit d'un public de plus en plus jeune, &#224; conserver un certain aspect familial &#224; l'&#233;v&#232;nement.&lt;/strong&gt; La nouvelle disposition du site n'a semble-t-il g&#234;n&#233; personne. Les stands d'alimentation ont &#233;t&#233; regroup&#233;s dans l'ancienne gare maritime, renomm&#233;e pour l'occasion &#171; palais du bien manger &#187;, o&#249; les gastronomes aux go&#251;ts exotiques auront &#233;t&#233; servis pour leur argent. Exposition de photos, village solidaire (inscrit cette ann&#233;e dans le th&#232;me des &#233;nergies renouvelables) et performances artistiques diverses se sont articul&#233;s dans un ensemble qui fait de cet &#233;v&#232;nement bien plus qu'un simple festival de musique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;On notera &#233;galement l'attention accord&#233;e aux personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite&lt;/strong&gt;, des passages en durs, des rampes d'acc&#232;s et plusieurs plates-formes sp&#233;cialement con&#231;ue pour eux leur permettant de suivre avantageusement la plupart des concerts. Le climat g&#233;n&#233;ral &#233;tait par ailleurs globalement convivial, et, selon la croix rouge et les services de s&#233;curit&#233;, aucun incident majeur n'a &#233;t&#233; &#224; d&#233;plorer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans une telle ambiance, rien d'&#233;tonnant au peu d'empressement des festivaliers &#224; se poser des questions qui d&#233;rangent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Diversit&#233; culturelle, uniformit&#233; sociale&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La promotion de la diversit&#233;&lt;/strong&gt;, ma&#238;tre-mot du festival depuis ses d&#233;buts, a peu &#224; peu chang&#233; de sens. Si la pr&#233;sence d'&#233;choppes artisanales des quatre coins du monde et d'authentiques artistes en provenance des pays du sud (m&#234;me si leur proportion tend &#224; diminuer d'ann&#233;e en ann&#233;e) t&#233;moigne d'une volont&#233; de favoriser la diversit&#233; et les &#233;changes culturels, on ne peut en dire autant de la diversit&#233; sociale. Avec un prix du billet journalier prohibitif (36&#8364; en pr&#233;vente, pour 44&#8364; sur place), le festival a du mal &#224; attirer un public aux origines sociales vari&#233;es. Alors que les t&#234;tes d'affiche ont attir&#233; en masse les jeunes dans le vent en provenance de tout le royaume et que la gratuit&#233; des billets offerte aux enfants de moins de 10 ans a permis de conserver le caract&#232;re familial de l'&#233;v&#232;nement, les organisateurs ont de facto choisi de se couper de la partie de la population bruxelloise la plus pauvre. Un paradoxe, quand on sait la proximit&#233; g&#233;ographique du site de Tour &amp; Taxi avec les quartiers d&#233;favoris&#233;s de la capitale. &#8220;&lt;i&gt;Les blacks sont sur sc&#232;ne, les blancs dans le public&lt;/i&gt;&#8221; caricature avec malice une habitu&#233;e, qui regrette une certaine &lt;i&gt;bobo&#239;sation&lt;/i&gt; du festival.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cons&#233;quence d'un prix peu abordable et d'une &#233;dition sold-out durant les deux premiers jours&lt;/strong&gt; : les candidats au resquillage sont toujours aussi nombreux. Un important dispositif de s&#233;curit&#233; a ainsi &#233;t&#233; mis en place pour &#233;viter toute infiltration ill&#233;gale du site du festival : doubles barri&#232;res m&#233;talliques, miradors &#224; l'affut de toute intrusion dans les zones les plus accessibles, rondes (parfois motoris&#233;es) d'agents de s&#233;curit&#233; &#224; travers les no man's land d&#233;cr&#233;t&#233;s dans les terrains jouxtant le site... De quoi donner du fil &#224; retordre aux m&#233;lomanes d&#233;sargent&#233;s, qui cette ann&#233;e encore ont rivalis&#233; d'ing&#233;niosit&#233; pour d&#233;jouer (parfois avec succ&#232;s) la surveillance du festival.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pr&#233;occupation &#233;cologique ou &#171; greenwashing &#187; ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'organisation du festival a par ailleurs redoubl&#233; d'effort pour r&#233;duire son empreinte &#233;cologique&lt;/strong&gt;, forc&#233;ment cons&#233;quente pour un &#233;v&#232;nement de cette importance : outre un village solidaire, dans lequel petits et grands pouvaient d&#233;couvrir les enjeux de l'&#233;cologie &#224; travers des activit&#233;s ludiques, l'attention a &#233;t&#233; port&#233;e sur le recyclage et le tri des d&#233;chets. Des mesures ont &#233;galement &#233;t&#233; prises avec les stands d'alimentation pour limiter le gaspillage et pour collecter la nourriture exc&#233;dentaire afin de la distribuer aux associations d'aides aux plus d&#233;munis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1019 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH147/BNPParibasFortis-a38ea.jpg' width='500' height='147' alt=&quot;&quot; style='height:147px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Ce r&#233;el souci &#233;cologique aurait n&#233;anmoins &#233;t&#233; plus convaincant sans l'omnipr&#233;sence au festival d'un sp&#233;cialiste de l'&#233;co-blanchiment BNP Paribas Fortis&lt;/strong&gt;, sponsor officiel de l'&#233;v&#232;nement. En 2010, la pr&#233;sence de la banque franco-belge avait pu choquer au regard du th&#232;me de l'&#233;dition, ax&#233; autour de la lutte contre la pauvret&#233; et les in&#233;galit&#233;s. Les mauvaises langues avaient alors accus&#233; la firme de saisir l'occasion pour redorer le blason d'un secteur critiqu&#233; pour son manque d'&#233;thique et son r&#244;le dans la crise &#233;conomique, et de promouvoir l'id&#233;e qu'un &#171; capitalisme &#224; visage humain &#187; est possible. Rebelote cette ann&#233;e, cette fois sous l'angle du &#171; capitalisme vert &#187;. En particulier, l'organisation du spectacle son et lumi&#232;re constitua une bonne occasion pour la banque de se mettre en valeur. A 23 heures, chaque soir, le festival est plong&#233; dans un noir complet. S'ensuit alors une performance vid&#233;o projet&#233;e sur l'ancienne gare maritime. &lt;span class='spip_document_1018 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH375/SDC11171-2ef39.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt; L'animation &#8211; par ailleurs tr&#232;s honorable &#8211; se cl&#244;t par une fresque g&#233;ante aux motifs &#233;toil&#233;s et aux couleurs du g&#233;n&#233;reux sponsors qui &#233;claireront le festival pour le reste de la soir&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une technique que n'aurait pas d&#233;savou&#233;e l'ancien PDG de TF1 Patrick Le Lay&lt;/strong&gt;, qui avait &#233;t&#233; &#224; l'&#233;poque brocard&#233; pour avoir confess&#233; que le r&#244;le des &#233;missions de divertissement &#233;tait de &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://politique.eu.org/spip.php?article846&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;rendre les cerveaux des t&#233;l&#233;spectateurs disponibles &#224; la publicit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187;. Ceux des festivaliers s'av&#233;rant l'&#234;tre particuli&#232;rement apr&#232;s une journ&#233;e hors du commun et un spectacle non moins impressionnant, les cr&#233;atifs de BNP Paribas eurent &#233;t&#233; mal avis&#233;s de ne pas profiter des derni&#232;res heures du festival pour y imprimer insidieusement l'image de la banque&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nostalgiques de l'&#233;poque o&#249; le festival faisait la part belle aux d&#233;couvertes exotiques&lt;/strong&gt; auront sans doute d&#233;plor&#233; que les groupes peu connus soient souvent relay&#233;s aux lieux les moins visibles du festival. Si la sc&#232;ne principale a r&#233;serv&#233; quelques surprises (&#224; l'instar des impertinents gypsy punks de Gogol Bordello), elle fut prioritairement r&#233;serv&#233;e aux artistes commerciaux, relayant la plupart des groupes m&#233;connus &#224; des plateaux de second rang. Les zimbabw&#233;ens de Mokoomba, l'une des r&#233;v&#233;lations de ce festival, auront ainsi d&#251; se contenter de la sc&#232;ne la moins visible et d'un public restreint (bien que spectaculairement motiv&#233;), p&#226;tissant de la pr&#233;sence au m&#234;me moment d'un Sean Paul pr&#233;visible et sans int&#233;r&#234;t sur la sc&#232;ne principale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;On &#233;pinglera aussi une place accord&#233;e &#224; la pr&#233;vention et &#224; l'information&lt;/strong&gt; contre les drogues d&#233;cevante pour un &#233;v&#232;nement de cette ampleur. En 2011, des rencontres avaient &#233;t&#233; organis&#233;es par la Communaut&#233; fran&#231;aise entre organisateurs de festivals et associations de pr&#233;vention contre les drogues et les MST. Elles avaient alors d&#233;bouch&#233; sur une coordination exemplaire entre la direction de Couleur caf&#233; et les associations, regroup&#233;es dans un grand stand consacr&#233; &#224; la pr&#233;vention. Rien de tel cette ann&#233;e : le stand fut scind&#233; entre une Plate-Forme Pr&#233;vention Sida, id&#233;alement dispos&#233;e, et un stand d'information sur les drogues r&#233;duit &#224; un minuscule emplacement noy&#233; entre deux &#233;choppes &#224; proximit&#233; de la grande sc&#232;ne &#8211; configuration peu propice &#224; la discussion &#8211;, qui fut donc tr&#232;s peu remarqu&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Il y a une volont&#233; de marginaliser la pr&#233;vention antidrogue, car elle nuirait &#224; l'image d'un festival qui se veut familial&lt;/i&gt; &#187;, analyse une b&#233;n&#233;vole du stand, visiblement agac&#233;e. Sa sup&#233;rieure est plus nuanc&#233;e : &#171; &lt;i&gt;La direction a chang&#233; cette ann&#233;e. Il est regrettable qu'il n'y ait pas eu de concertation et que nos demandes n'aient pas &#233;t&#233; entendues, mais il est difficile de tout pr&#233;voir pour un &#233;v&#232;nement d'une telle ampleur&lt;/i&gt;. &#187; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si le festival parvient &#224; conserver l'image d'un &#233;v&#232;nement ouvert, multiculturel et engag&#233;&lt;/strong&gt; les difficult&#233;s &#224; conserver un caract&#232;re authentiquement alternatif se font sentir un peu plus d'ann&#233;e en ann&#233;e. Cette &#233;dition 2012 n'y &#233;chappe pas. Les organisateurs entameront-ils une r&#233;flexion en vue de se rapprocher de l'esprit qui a contribu&#233; &#224; sa cr&#233;ation ? Une chose est certaine : &#224; la vue de l'accueil r&#233;serv&#233; cette ann&#233;e par les festivaliers, le point de rupture n'est pas pour tout de suite. En d&#233;pit de ses travers, Couleur caf&#233; semble avoir encore de belles ann&#233;es devant lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#233;gory Mauz&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Festivals, face B</title>
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		<description>L'&#233;t&#233; sonne &#224; notre porte. Pour certains d'entre nous, &#233;t&#233; est synonyme de festival. Gambader dans les plaines ass&#233;ch&#233;es, ou au contraire d&#233;tremp&#233;es, de Dour, Esperanzah !, Couleur caf&#233; ou encore du Las&#233;mo ou des Ardentes. Se d&#233;lecter de musique du monde, de pop, de rock, de jazz, de techno, d'&#233;lectro... Les festivals sont un univers &#224; eux seuls, un monde &#224; part o&#249;, pendant quelques heures ou quelques jours, on se plonge, oubliant les r&#233;alit&#233;s quotidiennes, pour se retrouver entre amis, en famille... (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1013 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH150/Dour_2-0ac2b.jpg' width='150' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;t&#233; sonne &#224; notre porte. Pour certains d'entre nous, &#233;t&#233; est synonyme de festival. Gambader dans les plaines ass&#233;ch&#233;es, ou au contraire d&#233;tremp&#233;es, de Dour, Esperanzah !, Couleur caf&#233; ou encore du Las&#233;mo ou des Ardentes. Se d&#233;lecter de musique du monde, de pop, de rock, de jazz, de techno, d'&#233;lectro...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les festivals sont un univers &#224; eux seuls, un monde &#224; part o&#249;, pendant quelques heures ou quelques jours, on se plonge, oubliant les r&#233;alit&#233;s quotidiennes, pour se retrouver entre amis, en famille... Certains pr&#233;parent leur festival tour tout au long de l'ann&#233;e, le pr&#233;f&#233;rant &#224; une semaine dans le sud de la France, en Espagne ou ailleurs. Le festival devient alors synonyme de vacances. Pour d'autres, c'est ce qu'il y a derri&#232;re le festival qui fait tout son charme : le camping &#224; moiti&#233; sauvage, la population h&#233;t&#233;roclite, l'ambiance, le lieu...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais choisir un festival n'est pas un geste anodin, c'est bien s&#251;r les groupes pr&#233;sents, mais c'est aussi sa particularit&#233;, son prix, les festivaliers... parfois, c'est la singularit&#233; du festival qui attire. Choisir Werchter, Dour ou les Ardentes ne signifie pas la m&#234;me chose que se rendre &#224; Esperanzah !, au Las&#233;mo ou au Gouvy Jazz&amp;blues festival. Parce qu'aller &#224; un festival, c'est profiter de la musique, mais, parfois, c'est aussi la consommer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1014 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:150px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH150/Couleurs_cafe_1-83a28.jpg' width='150' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; En 2004, plusieurs associations, dont &lt;a href=&quot;http://bxl.attac.be/spip/spip.php?article138&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Attac Belgique&lt;/a&gt;, appelaient au boycott du festival de Werchter, un festival rachet&#233; par Clear channel. Cette soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine achetait des radios, des festivals, des salles de concert... et signait des artistes sous son label, des artistes jug&#233;s suffisamment rentables et politiquement dans la norme souhait&#233;e. Qui sortaient des rangs &#233;taient boycott&#233;s. En 2005, Clear Channel s'est s&#233;par&#233; en deux entit&#233;s (peut-&#234;tre pour se prot&#233;ger des lois antitrust) dont l'une, Live nation, poss&#232;de ou investit toujours des festivals en Belgique, d&#233;tient notamment Forest national et signe de nombreux artistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aller &#224; un festival, c'est aussi faire face &#224; la publicit&#233; des sponsors et les choses peuvent &#234;tre per&#231;ues diff&#233;remment quand on est sponsoris&#233; par une mutuelle, Win for Life, la Ligue des familles, l'Agence Wallone pour l'Int&#233;gration des Personnes Handicap&#233;es, les magasins Nigth&amp;day, Lampiris, Randstadt, Coca-cola, un syndicat, une province ou Bacardi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1015 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L150xH150/Dour_5-8e369.jpg' width='150' height='150' alt=&quot;&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt; Participer &#224; un festival, ce n'est pas qu'&#233;couter de la musique, c'est aussi d&#233;couvrir tout ce qu'il y a &#224; c&#244;t&#233; de la sc&#232;ne, le merchandising, les prix des entr&#233;es, des boissons, du camping, c'est aussi les sponsors, les associations ou entreprises pr&#233;sentes, c'est le respect des lieux, la nourriture propos&#233;e, le message derri&#232;re le festival. Ce sont aussi tous ces &#233;l&#233;ments qui influencent un festival, qui en font son originalit&#233;, sa singularit&#233; et c'est l'envers du d&#233;cor, que nous souhaitons vous faire d&#233;couvrir tout au long de cette &#233;t&#233;. Apr&#232;s certains festivals, des participants nous relateront leur contact avec l'ambiance, les &#224;-c&#244;t&#233;s et nous feront d&#233;couvrir les festivals, face B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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