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	<title>Les Blogs de Politique</title>
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	<description>Cette partie du site regroupe une s&#233;rie de blogs tenus par des membres du comit&#233; de r&#233;daction ou d'autres personnes proches de la revue POLITIQUE.</description>
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		<title>Les Blogs de Politique</title>
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		<title>Impuissances et interrogations social d&#233;mocrates</title>
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		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>Honneur aujourd'hui &#224; Leipzig &#224; Ferdinand Lassalle qui le 23 mai 1863 cr&#233;a l'association g&#233;n&#233;rale des travailleurs allemands qui sera &#224; l'origine de l'actuel Parti Social-d&#233;mocrate allemand. Le SPD f&#234;te donc aujourd'hui en grande pompe ses 150 ans. Historiquement, le SPD a &#233;t&#233; le phare id&#233;ologique de la sociale d&#233;mocratie. C'est aussi lui qui, le premier, en 1959, lors de son congr&#232;s de Bad Godesberg, abandonna toute r&#233;f&#233;rence au marxisme et assuma un r&#233;formisme qui glissera progressivement vers le social (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Honneur aujourd'hui &#224; Leipzig &#224; Ferdinand Lassalle qui le 23 mai 1863 cr&#233;a l'association g&#233;n&#233;rale des travailleurs allemands qui sera &#224; l'origine de l'actuel Parti Social-d&#233;mocrate allemand. Le SPD f&#234;te donc aujourd'hui en grande pompe ses 150 ans. Historiquement, le SPD a &#233;t&#233; le phare id&#233;ologique de la sociale d&#233;mocratie. C'est aussi lui qui, le premier, en 1959, lors de son congr&#232;s de Bad Godesberg, abandonna toute r&#233;f&#233;rence au marxisme et assuma un r&#233;formisme qui glissera progressivement vers le social lib&#233;ralisme. Et il ne faut pas oublier que les fondements de la politique d'Angela Merkel ont &#233;t&#233; pos&#233;s par le social-d&#233;mocrate Schroeder qui inaugura la politique d'aust&#233;rit&#233; et s'attaqua sans complexe &#224; la r&#233;forme du march&#233; du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1272 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:191px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L191xH263/Lasalle-8a348.jpg' width='191' height='263' alt=&quot;&quot; style='height:263px;width:191px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;De Lassalle...&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; De fait, la modernit&#233; du SPD tant vant&#233;e par les observateurs lib&#233;raux a toujours correspondu dans ses diff&#233;rentes phases &#224; un recentrage vers la droite. Aujourd'hui le SPD aimerait reprendre son r&#244;le de guide d'une social-d&#233;mocratie en crise et en panne de rep&#232;res. En marge de cet anniversaire, il a donc r&#233;uni plus de septante partis qui entendent fonder une nouvelle &#171; Alliance progressiste &#187; appel&#233;e &#224; remplacer la vielle Internationale Socialiste discr&#233;dit&#233;e par son fonctionnement bureaucratique, son inexistence politique et aussi pour avoir longtemps abrit&#233; des partis peu recommandables comme ceux du tunisien Ben Ali ou de l' Egyptien Moubarak dont les valeurs avaient peu de rapport avec celles de Friedrich Engels, le fondateur de l'Internationale. Mais que l'on ne s'y trompe pas, ici aussi, les inspirateurs de cette nouvelle alliance, sous couvert de modernisation, entendent &#171; recentrer &#187; la social-d&#233;mocratie mondiale et notamment &#233;largir ses rangs &#224; une formation comme le Parti D&#233;mocrate am&#233;ricain ou le Parti du Congr&#232;s indien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1273 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:262px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L262xH193/Schroeder-jpg2-33793.jpg' width='262' height='193' alt=&quot;&quot; style='height:193px;width:262px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;...&#224; Schroeder : 150 ans de recentrage&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etrange paradoxe car depuis la fin des ann&#233;es glorieuses d'une social-d&#233;mocratie qui partageaient les fruits de la croissance avec le capitalisme productif, depuis la chute du mur de Berlin et ensuite la crise financi&#232;re, les partis sociaux-d&#233;mocrates ne sont plus que les accompagnateurs trop dociles d'un capitalisme financier qui dicte sa loi. Et ce n'est pas une voie sociale lib&#233;rale encore accentu&#233;e qui permettra aux vieux partis socialistes d'offrir une alternative cr&#233;dible ni de retrouver l'h&#233;g&#233;monie d'antan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'indispensable exception culturelle</title>
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		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>Trois &#233;v&#233;nements se t&#233;lescopent qui mettent en &#233;vidence le caract&#232;re crucial de l'exception culturelle pour assurer l'existence de la cr&#233;ation europ&#233;enne. Il y a d'abord le festival de Cannes qui vient de s'ouvrir en soulignant la vitalit&#233; du cin&#233;ma fran&#231;ais. Rien de moins que six films dans la comp&#233;tition officielle, mais une foule d'autres dans les diff&#233;rentes sections et des cin&#233;astes du monde entier qui ne sont pr&#233;sents &#224; Cannes qu'&#224; travers la production ou la coproduction fran&#231;aise. Cette richesse et (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois &#233;v&#233;nements se t&#233;lescopent qui mettent en &#233;vidence le caract&#232;re crucial de l'exception culturelle pour assurer l'existence de la cr&#233;ation europ&#233;enne. Il y a d'abord le festival de Cannes qui vient de s'ouvrir en soulignant la vitalit&#233; du cin&#233;ma fran&#231;ais. Rien de moins que six films dans la comp&#233;tition officielle, mais une foule d'autres dans les diff&#233;rentes sections et des cin&#233;astes du monde entier qui ne sont pr&#233;sents &#224; Cannes qu'&#224; travers la production ou la coproduction fran&#231;aise. Cette richesse et cette diversit&#233; ne sont possibles qu'&#224; travers le financement public, la r&#232;gle de quotas t&#233;l&#233;visuels et la taxation des entr&#233;es notamment sur les super productions hollywoodiennes. Le mod&#232;le unique du fonctionnement du CNC &#8211; le Centre National de la Cin&#233;matographie- assure la vivacit&#233; du cin&#233;ma fran&#231;ais alors que les autres grandes cin&#233;matographies europ&#233;ennes ont p&#233;ri corps et bien face &#224; la concurrence am&#233;ricaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1268 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:208px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L208xH156/Festival-cannes-2013-d64c8.jpg' width='208' height='156' alt=&quot;&quot; style='height:156px;width:208px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien de tout cela ne serait encore possible sans le maintien de l'exception culturelle menac&#233; par les futures n&#233;gociations de libre-&#233;change entre l'Europe et les Etats-Unis. Le deuxi&#232;me &#233;v&#233;nement est donc cette lettre initi&#233;e par la ministre de la culture, Aur&#233;lie Filippetti et co-sign&#233;e, cette semaine, par les repr&#233;sentants de treize pays europ&#233;ens, dont la Belgique. Tous r&#233;clament que soit &quot;pleinement maintenue la position constamment r&#233;affirm&#233;e de l'Union, qui a toujours exclu, au sein de l'Organisation mondiale du commerce comme dans les n&#233;gociations bilat&#233;rales, les services audiovisuels de tout engagement de lib&#233;ralisation commerciale&quot;. Mais la bataille sera rude car la Commission et en particulier Karel De Gucht, le commissaire au commerce ne l'entendent pas de cette oreille et se placent dans une logique purement lib&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1269 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:292px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L292xH172/Rapport-Lescure-994f5.jpg' width='292' height='172' alt=&quot;&quot; style='height:172px;width:292px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Troisi&#232;me &#233;l&#233;ment, enfin, le rapport que Pierre Lescure vient de d&#233;poser sous le titre de &#171; Contribution aux politiques culturelles &#224; l'&#232;re num&#233;rique &#187;. Document important de 80 propositions sur 700 pages. Sans entrer, ici, dans les d&#233;tails, disons simplement qu'il permet de repenser le droit d'auteur &#224; l'heure du num&#233;rique et de pr&#233;server du m&#234;me coup les potentialit&#233;s de la cr&#233;ation sur la toile. Pour boucler la boucle, cette mission confi&#233;e &#224; l'ancien PDG de Canal + avait pr&#233;cis&#233;ment pour titre &#171; Acte 2 de l'exception culturelle &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Italie : Berlusconi, le vrai patron du gouvernement Letta </title>
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		<description>Le gouvernement Letta est &#224; peine n&#233; et chaque jour qui passe t&#233;moigne de l'influence qu'y exerce Silvio Berlusconi. D'une certaine mani&#232;re, il en est m&#234;me le v&#233;ritable patron alternant &#224; son &#233;gard menaces, chantages et provocations. C'est le cas avec une mesure phare du gouvernement, la suppression du tr&#232;s impopulaire imp&#244;t foncier r&#233;tabli en son temps par Mario Monti et dont Berlusconi avait fait le cheval de bataille de sa campagne &#233;lectorale, promettant m&#234;me aux Italiens de leur restituer le (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement Letta est &#224; peine n&#233; et chaque jour qui passe t&#233;moigne de l'influence qu'y exerce Silvio Berlusconi. D'une certaine mani&#232;re, il en est m&#234;me le v&#233;ritable patron alternant &#224; son &#233;gard menaces, chantages et provocations. C'est le cas avec une mesure phare du gouvernement, la suppression du tr&#232;s impopulaire imp&#244;t foncier r&#233;tabli en son temps par Mario Monti et dont Berlusconi avait fait le cheval de bataille de sa campagne &#233;lectorale, promettant m&#234;me aux Italiens de leur restituer le montant de la taxe pr&#233;lev&#233;e l'an dernier. Aujourd'hui le Cavaliere menace de retirer son appui au gouvernement si l'imp&#244;t n'est pas purement et simplement aboli, y compris pour les d&#233;tenteurs de parcs immobiliers alors qu'on l'envisageait seulement pour la premi&#232;re habitation familiale. Un conflit est donc d'ores et d&#233;j&#224; ouvert sur un chapitre qui n'est pas que symbolique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1267 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:290px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L290xH174/images-3-3b5f4.jpg' width='290' height='174' alt=&quot;&quot; style='height:174px;width:290px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Le ma&#238;tre du jeu...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Mais Berlusconi va plus loin dans la provocation quand il se propose comme candidat &#224; la pr&#233;sidence de la commission parlementaire des r&#233;formes institutionnelles, celle-l&#224; m&#234;me qui doit pr&#233;parer les r&#233;formes fondamentales de la politique et de la justice. Pendant vingt ans, l'ancien premier ministre s'&#233;tait fait une sp&#233;cialit&#233; de se tailler des lois sur mesure pour faire obstruction &#224; la justice et se garantir l'impunit&#233;. Aujourd'hui, encore, alors qu'il doit faire face &#224; une s&#233;rie de proc&#232;s pour des affaires de fraude ou de m&#339;urs, il pr&#233;tend &#234;tre au c&#339;ur m&#234;me de l'&#233;dification l&#233;gislative. La provocation est &#233;norme et n'a aucune chance d'aboutir mais elle indique dans quelle position de force se situe son auteur. Ce n'est d'ailleurs pas la seule pr&#233;tention de Berlusconi qui &#339;uvre d&#232;s &#224; pr&#233;sent pour tenter de se faire nommer s&#233;nateur &#224; vie, ce qui non seulement le mettrait d&#233;finitivement &#224; l'abri de toute poursuite judiciaire mais serait une nouvelle &#233;tape pour une candidature &#224; la pr&#233;sidence de la R&#233;publique lors du prochain mandat. Tour cela devrait appartenir &#224; la politique fiction de mauvais go&#251;t mais dans le contexte politique italien actuel et avec un tel personnage insubmersible, on ne peut d&#233;cid&#233;ment &#233;carter aucune hypoth&#232;se. D'autant que pendant, ce temps, la gauche italienne s'est comme &#233;vapor&#233;e. Mais ceci est une autre histoire&#8230;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Enrico Letta ou la Nouvelle D&#233;mocratie Chr&#233;tienne</title>
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		<description>&#171; E fatto&#8230; &#187; Et sans doute, &#233;tait-il le seul &#224; pouvoir le faire&#8230; Il fallait un homme de &#171; matrice &#187; d&#233;mocrate chr&#233;tienne pour former un gouvernement rassemblant les ennemis de 20 ans. Enrico Letta appartient &#224; une tradition politique qui remonte aux p&#232;res les plus glorieux de la DC : De Gasperi pour les lettres de noblesse nationales et europ&#233;ennes, Andreotti pour la finesse tacticienne qui se confond avec le cynisme (et la dur&#233;e en politique&#8230; ce qui, pour Letta reste &#224; prouver) et Aldo Moro pour (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; E fatto&#8230; &#187; Et sans doute, &#233;tait-il le seul &#224; pouvoir le faire&#8230; Il fallait un homme de &#171; matrice &#187; d&#233;mocrate chr&#233;tienne pour former un gouvernement rassemblant les ennemis de 20 ans. Enrico Letta appartient &#224; une tradition politique qui remonte aux p&#232;res les plus glorieux de la DC : De Gasperi pour les lettres de noblesse nationales et europ&#233;ennes, Andreotti pour la finesse tacticienne qui se confond avec le cynisme (et la dur&#233;e en politique&#8230; ce qui, pour Letta reste &#224; prouver) et Aldo Moro pour l'humanisme progressiste. Une tradition &#233;videmment modernis&#233;e, d&#233;barrass&#233;e de ses scories client&#233;listes et lav&#233;e de sa corruption fatale. Mais une tradition qui maintient un de ses fondements vitaux : la transversalit&#233; id&#233;ologique, voire le &#171; transformisme politique &#187; qui caract&#233;rise un des piliers de l'histoire politique italienne et permet l'alliance des contraires dans l'oubli de leurs programmes respectifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1266 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:500px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH87/camera-approva-fiducia-pp-ok-fcdb2.jpg' width='500' height='87' alt=&quot;&quot; style='height:87px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Letta/Alfano : la Nouvelle D&#233;mocratie Chr&#233;tienne&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Rassembler en 48 heures, dans la m&#234;me &#233;quipe gouvernementale et sur un programme &#171; commun &#187; ceux pour qui l'antiberlusconisme tenait lieu de programme et ceux qui voyaient dans les adversaires du Cavaliere les derniers supp&#244;ts du communisme, tient de l'exploit dont seuls les plus habiles &#8211; et/ou les plus retors &#8211; dirigeants de la DC, dans leur &#226;ge d'or, pouvaient faire preuve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enrico Letta, le plus jeune pr&#233;sident du conseil (il aura 47 ans en ao&#251;t prochain) de l'histoire italienne, est n&#233; politiquement dans la DC dont il a &#233;t&#233; responsable de la jeunesse europ&#233;enne, membre du Parti Popolare Italiano (PPI, un des h&#233;ritiers de la DC) puis de la Margherita, la composante chr&#233;tienne du centre gauche (PD). Plusieurs fois (tr&#232;s jeune) ministre dans les gouvernements de centre gauche (D'Alema, Amato et Prodi), Letta devient ensuite vice-secr&#233;taire national du PD. Le num&#233;ro 2 du parti, jusqu'au jour au Pier Luigi Bersani sera envoy&#233; au tir aux pipes&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1265 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:290px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L290xH174/index-c57fb.jpg' width='290' height='174' alt=&quot;&quot; style='height:174px;width:290px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;
&quot;Union Nationale&quot;, hier &#224; Montecitorio...
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, donc, l'identit&#233; politique du PD est incarn&#233;e par son aile DC (la composition du gouvernement le confirme) et le lointain h&#233;ritage du PCI, et plus largement de la gauche historique, est rang&#233;e au magasin des accessoires. Car si Enrico Letta est politiquement d&#233;mocrate-chr&#233;tien, il est du point de vue social, &#233;conomique et id&#233;ologique lib&#233;ral progressiste. Son appartenance au comit&#233; europ&#233;en de la &#171; Trilat&#233;rale &#187;, sa participation au groupe Bildergerg et surtout son r&#244;le de fondateur du &#171; Thing Net &#187; Vedro [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='o&#249; l'on retrouve notamment Angelo Alfano, bras droit de Berlusconi au PDL et (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] qui rassemble le gratin des &#233;lites italiennes d&#233;cid&#233;es &#171; &lt;i&gt;&#224; analyser les th&#232;mes et les ph&#233;nom&#232;nes sans barri&#232;re id&#233;ologique et sans th&#232;se pr&#233;constitu&#233;e&lt;/i&gt; &#187; sont autant d'&#233;l&#233;ments qui aident &#224; &#233;claircir le profil du nouveau pr&#233;sident du Conseil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enrico Letta a certes rajeuni et f&#233;minis&#233; son gouvernement. Il a pr&#233;sent&#233; hier un embryon de programme qui aborde sans doute des questions urgentes qui se posent &#224; l'Italie en crise (&#233;conomique, sociale, politique et morale), en indiquant les priorit&#233;s et en r&#233;pondant &#224; certaines exigences imm&#233;diates de ses partenaires, mais sans v&#233;ritablement tracer des choix sociaux, &#233;conomiques et fiscaux qui indiqueraient un cap politique identifiable. La nouvelle d&#233;mocratie chr&#233;tienne est en place&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] o&#249; l'on retrouve notamment Angelo Alfano, bras droit de Berlusconi au PDL et aujourd'hui num&#233;ro 2 du gouvernement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Italie : la coalition contre nature ou le triomphe berlusconien</title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/Italie-la-coalition-contre-nature</link>
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		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>Le gouvernement de grande coalition que va tenter de mettre sur pied Enrico Letta, le premier ministre pressenti par le pr&#233;sident Napolitano est une alliance contre nature plac&#233; sous le double signe de la d&#233;liquescence du centre gauche et du triomphe berlusconien. Lors de son intronisation, dans sa s&#233;v&#232;re admonestation aux partis, par ailleurs amplement justifi&#233;e, Napolitano s'en &#233;tait pris &#224; la &#171; r&#233;gression &#187; que constitue, &#224; ses yeux, l'horreur des alliances entre partis d'orientations diff&#233;rentes. (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement de grande coalition que va tenter de mettre sur pied Enrico Letta, le premier ministre pressenti par le pr&#233;sident Napolitano est une alliance contre nature plac&#233; sous le double signe de la d&#233;liquescence du centre gauche et du triomphe berlusconien. Lors de son intronisation, dans sa s&#233;v&#232;re admonestation aux partis, par ailleurs amplement justifi&#233;e, Napolitano s'en &#233;tait pris &#224; la &#171; r&#233;gression &#187; que constitue, &#224; ses yeux, l'horreur des alliances entre partis d'orientations diff&#233;rentes. Le pr&#233;sident r&#233;&#233;lu opposait cette attitude &#224; celle qui r&#233;git de nombreuses d&#233;mocraties europ&#233;ennes o&#249; les gouvernements de coalition sont sinon la r&#232;gle, du moins la normalit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1260 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:275px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L275xH183/Enrico-letta-2-a9883.jpg' width='275' height='183' alt=&quot;&quot; style='height:183px;width:275px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Enrico Letta n&#233;gocie...une coalition contre nature&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Exer&#231;ant depuis les &#233;lections une pression insistante en faveur d'un gouvernement PD/PDL, le chef de l'&#233;tat a fait un choix politique lourd de cons&#233;quences car, en quelque sorte, il annihile l'anomalie berlusconienne dont il avait pourtant lui-m&#234;me tant de fois soulign&#233; les dangers, dans les termes que lui autorisait sa fonction. De plus, c'est Giorgio Napolitano qui, en 2011, avait pouss&#233; Berlusconi hors des all&#233;es du pouvoir. A l'&#233;poque le Cavaliere &#233;tait moins enthousiaste quant &#224; la personnalit&#233; du vieux pr&#233;sident issu des rangs communistes, comme il ne cessait de le rappeler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1262 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L319xH179/Staino-Nap-jpgB-c0ef0.jpg' width='319' height='179' alt=&quot;&quot; style='height:179px;width:319px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;&quot;Vous avez donn&#233; une confiance totale et aveugle &#224; Napolitano, hein ?
&quot;Si tu ajoutes, &quot;comme les grillini &#224; Grillo&quot;, tu vas au lit sans manger !&lt;/i&gt; Staino dans l'Unita du 24/04/2013&lt;/p&gt; &lt;p&gt; En imposant cette coalition, Giorgio Napolitano ach&#232;ve un centre gauche d&#233;j&#224; d&#233;fait par les derniers &#233;pisodes post &#233;lectoraux. Le Parti D&#233;mocratique sera le maillon faible du gouvernement m&#234;me s'il le pr&#233;side. Il devra composer avec un adversaire de 20 ans qui repr&#233;sente la n&#233;gation de ses propres valeurs. Sans oublier que l'anti-berlusconisme a &#233;t&#233; le seul ciment et souvent le seul projet d'un centre gauche dont la crise a &#233;videmment encore d'autres origines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1261 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:287px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L287xH176/PD--7f432.jpg' width='287' height='176' alt=&quot;&quot; style='height:176px;width:287px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Une telle coalition constituerait finalement le terrible effacement de ce que tous les progressistes d'Italie et d'Europe ont appel&#233; &#171; l'anomalie berlusconienne &#187;. Oubli&#233;s les conflits d'int&#233;r&#234;ts, la privatisation de la politique, l'exaltation de la fraude, la destruction de l'&#233;tat. Les dirigeants du PD auront beau dire qu'il s'agit d'un gouvernement essentiellement en charge de l'urgence institutionnelle : sa formation sera d'abord l'adoubement de Berlusconi par l'ensemble des forces politiques traditionnelles. Au plus grand profit de Beppe Grillo qui sera la seule opposition consistante. Au plus grand d&#233;sespoir d'une gauche en perdition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Re Napolitano : la victoire de Berlusconi... et de Grillo</title>
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		<dc:date>2013-04-22T21:06:35Z</dc:date>
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		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>Le discours d'intronisation de Giorgio Napolitano, prononc&#233; ce lundi, s'inscrit naturellement dans la logique des orientations que le Pr&#233;sident d&#233;fend depuis le lendemain des &#233;lections et qui ont conditionn&#233;, de sa part, l'acception d'un second mandat : la constitution d'un gouvernement de coalition regroupant PD et PDL. Certes Giorgio Napolitano a auparavant d&#233;velopp&#233; une critique impitoyable des partis incapables de r&#233;aliser les r&#233;formes politico-institutionnelles attendues depuis des d&#233;cennies mais (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le discours d'intronisation de Giorgio Napolitano, prononc&#233; ce lundi, s'inscrit naturellement dans la logique des orientations que le Pr&#233;sident d&#233;fend depuis le lendemain des &#233;lections et qui ont conditionn&#233;, de sa part, l'acception d'un second mandat : la constitution d'un gouvernement de coalition regroupant PD et PDL. Certes Giorgio Napolitano a auparavant d&#233;velopp&#233; une critique impitoyable des partis incapables de r&#233;aliser les r&#233;formes politico-institutionnelles attendues depuis des d&#233;cennies mais face &#224; l'urgence, l'objectif politique reste bien de la grande coalition &#224; l'italienne avec toutes les cons&#233;quences qu'elle implique pour l'existence-m&#234;me du centre gauche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L303xH166/Napolitano-2-df675.jpg' width='303' height='166' alt=&quot;&quot; style='height:166px;width:303px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un bref retour en arri&#232;re s'impose. Tr&#232;s vite, apr&#232;s l'&#233;chec de Pier Luigi Bersani dans sa tentative d&#233;sesp&#233;r&#233;e d'obtenir l'appui du Mouvement 5 Stelle pour r&#233;aliser des mesures que celui-ci pr&#233;conisait pourtant lui-m&#234;me, Napolitano avait fait pression sur Bersani pour que de n&#233;gociations s'engagent avec Berlusconi. L'imbroglio que constituaient les n&#233;gociations parall&#232;les sur l'&#233;lection du chef de l'Etat et la formation du gouvernement ajoutait encore &#224; la confusion. Bersani humili&#233; par Grillo se retourne finalement vers Berlusconi. La droite du PD, notamment celle issue de la D&#233;mocratie Chr&#233;tienne, est favorable &#224; l'accord avec Berlusconi mais la gauche du parti, elle, y voit un v&#233;ritable suicide politique, sentiment largement partag&#233; par une grande partie de la base. La direction du PD sans ligne politique pr&#233;cise navigue &#224; vue. Beppe Grillo, qui apprend vite en mati&#232;re de man&#339;uvre politique, avait lanc&#233;, quant &#224; lui, la candidature de Stefano Rodota &#224; la magistrature supr&#234;me. Coup de maitre car Rodota, figure historique de la gauche, juriste incarnant la probit&#233; et l'int&#233;grit&#233; ne peut que s&#233;duire une partie des &#233;lus du PD particuli&#232;rement d&#233;sorient&#233;s par le cours des choses. On connait la suite. S'ajoutant &#224; ces divisions, les r&#232;glements de comptes int&#233;rieurs et les ambitions meurtri&#232;res ach&#232;vent le centre-gauche. Deux candidats pr&#233;sent&#233;s par le PD sont &#171; grill&#233;s &#187; : Marini, d'abord, qui avait &#233;t&#233; n&#233;goci&#233; avec Berlusconi, Prodi, la figure tut&#233;laire de l'Olivier, ensuite, en raison de d&#233;fections massives dans les rangs m&#234;mes du PD. C'est la d&#233;bandade, la d&#233;mission de Bersani et du groupe dirigeant du PD et le recours au seul homme providentiel disponible, le locataire du Quirinale qui accepte malgr&#233; ses propres r&#233;ticences mais en y mettant des conditions politiques drastiques, in&#233;dites dans un r&#233;gime qui n'est pas - encore - pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1256 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:180px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L180xH140/Berlusconi-Sourire-09a60.jpg' width='180' height='140' alt=&quot;&quot; style='height:140px;width:180px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le samedi 20 avril, &#224; Montecitorio, un peu apr&#232;s 18.00, quand les grands &#233;lecteurs se l&#232;vent pour acclamer l'&#233;lection de Giorgio Napolitano, un homme exulte : Berlusconi a le sourire carnassier des grands jours. Quelques rang&#233;es plus haut, Bersani ne cache pas son d&#233;sarroi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1258 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:236px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L236xH168/Bersani-Pleurs-jpgB-ebaa1.jpg' width='236' height='168' alt=&quot;&quot; style='height:168px;width:236px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l'image qui restera de ce tournant primordial de la vie politique italienne. Berlusconi encore une fois ressuscit&#233; sait qu'on ne revotera pas dans l'imm&#233;diat et qu'il fera partie (lui ou en tous cas son parti) du prochain gouvernement. Son indispensable protection judiciaire en sort renforc&#233;e. Pier Luigi Bersani songe aux champs de ruines qu'est aujourd'hui le PD. Un cycle de la politique italienne va se conclure. D&#233;j&#224; son rival aux primaires de d&#233;cembre 2012, le jeune Matteo Renzi prend date et annonce la refondation du PD sous le signe d'Obama et de Blair. Les derni&#232;res traces de l'h&#233;ritage de gauche du PD risquent bien de s'&#233;vanouir sous la conduite du Maire de Florence qui &#233;voque en permanence la lib&#233;ralisation du travail comme mesure prioritaire. Avant d'en arriver l&#224;, les affrontements seront rudes, les scissions pr&#233;visibles et le d&#233;sespoir politique cruel. Et il est m&#234;me beaucoup trop t&#244;t pour &#233;voquer la reconstruction d'une gauche italienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Berlusconi et Grillo peuvent se frotter les mains : ils se sont d&#233;barrass&#233;s d'un adversaire commun qui, il est vrai, a largement mis du sien dans le processus d'autodestruction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'occasion manqu&#233;e du Pr&#233;sident Hollande</title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/L-occasion-manquee-du-President</link>
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		<dc:date>2013-04-18T16:26:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>Avant d'&#234;tre conceptualis&#233;e par Freud en psychanalyse, la catharsis appartenait au champ de la philosophie et, dans ce premier usage, elle signifiait purification. La catharsis est l'&#233;puration des passions par le moyen de la repr&#233;sentation dramaturgique. Et il faut noter que le mot figure dans l'&#339;uvre d'Aristote connue sous le nom de &#171; La Politique &#187;&#8230; En quelque sorte, l'affaire Cahuzac aura op&#233;r&#233; comme une catharsis sur la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, une soci&#233;t&#233; en crise qui aura rarement autant dout&#233; (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant d'&#234;tre conceptualis&#233;e par Freud en psychanalyse, la catharsis appartenait au champ de la philosophie et, dans ce premier usage, elle signifiait purification. La catharsis est l'&#233;puration des passions par le moyen de la repr&#233;sentation dramaturgique. Et il faut noter que le mot figure dans l'&#339;uvre d'Aristote connue sous le nom de &#171; La Politique &#187;&#8230; En quelque sorte, l'affaire Cahuzac aura op&#233;r&#233; comme une catharsis sur la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, une soci&#233;t&#233; en crise qui aura rarement autant dout&#233; d'elle-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1254 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:300px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L300xH265/bouguereauremorseoreste-jpgB-cc926.jpg' width='300' height='265' alt=&quot;&quot; style='height:265px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;La Catharsis ou Les remords d'Oreste (Bouguereau)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La purification, aid&#233;e par quelques pugnaces enqu&#234;tes journalistiques et une justice qui n'a jamais pu s'exercer avec autant d'ind&#233;pendance, la purification, donc, fait son &#339;uvre. Du d&#233;put&#233; d&#233;voy&#233; au tr&#233;sorier de campagne emp&#234;tr&#233; dans des investissements troubles en passant par le Grand Rabbin faussaire : les passions obscures et les parts d'ombre inavouables se sont &#233;tal&#233;es en un spectacle dont la dramaturgie exploitait tous les genres. Car on est vite pass&#233; du drame au vaudeville avec l'&#233;talement du patrimoine des ministres de la R&#233;publique. Et naturellement ce qui devait servir &#224; &#233;carter les soup&#231;ons quant &#224; l&#8216;int&#233;grit&#233; de la classe politique, s'est imm&#233;diatement mu&#233; en un exercice de voyeurisme. Et les m&#233;dias qui s'&#233;taient pourtant jur&#233; de n'en rien faire, ont transform&#233; l'information en hitparade des bonnes et des mauvaises fortunes. Avec le flot de commentaires de comptoir que peut susciter cet &#233;talage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1255 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:294px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L294xH171/images-jpg_Patrimoine-3ba9b.jpg' width='294' height='171' alt=&quot;&quot; style='height:171px;width:294px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Transparence et commentaires de comptoir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Ce choix-l&#224; est une autre occasion manqu&#233;e par le Pr&#233;sident Hollande qui aurait pu sortir par le haut de ce s&#233;isme politique dont les ondes de choc vont longtemps encore parasiter la suite de son quinquennat. Car face &#224; la fraude fiscale initiale de son ministre du budget, Fran&#231;ois Hollande aurait pu attaquer le fond de la question et enfin promouvoir la fameuse r&#233;forme fiscale qui &#233;tait au c&#339;ur de son programme &#233;lectoral. Cette r&#233;forme fiscale qui doit rendre l'imp&#244;t plus juste et plus &#233;galitaire est peut-&#234;tre la seule v&#233;ritable arme dont dispose le politique face &#224; la toute-puissance de la finance. R&#233;pondre &#224; la fraude et au mensonge individuel par une mesure d'&#233;galit&#233; collective aurait pu marquer sa pr&#233;sidence d'une pierre blanche. Il n'y aura plus beaucoup d'autres occasions. Fran&#231;ois Hollande a pr&#233;f&#233;r&#233; le moralisme de la transparence au geste politique fort. Oubliant de surcro&#238;t que la transparence &#233;blouit et aveugle mais qu'elle n'&#233;claire jamais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Elections italiennes (9) : L'&#233;trange sortie du Pr&#233;sident Napolitano</title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/Elections-italiennes-9-L-etrange,662</link>
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		<dc:date>2013-04-14T17:04:12Z</dc:date>
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		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>Giorgio Napolitano joue ses derni&#232;res cartes : son mandat vient &#224; &#233;ch&#233;ance le 15 mai et jeudi prochain, le 18 avril, le Parlement entamera le scrutin qui doit tenter de d&#233;signer son successeur. Mais les derni&#232;res initiatives pr&#233;sidentielles sont loin d'avoir recueilli le consensus d&#233;mocratique qui avait &#233;t&#233; jusqu'ici la marque de son mandat. On savait que le chef de l'&#201;tat, obs&#233;d&#233; par l'ingouvernabilit&#233; italienne, faisait pression sur le centre gauche afin qu'il accepte de n&#233;gocier avec Berlusconi un (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Giorgio Napolitano joue ses derni&#232;res cartes&lt;/strong&gt; : son mandat vient &#224; &#233;ch&#233;ance le 15 mai et jeudi prochain, le 18 avril, le Parlement entamera le scrutin qui doit tenter de d&#233;signer son successeur. Mais les derni&#232;res initiatives pr&#233;sidentielles sont loin d'avoir recueilli le consensus d&#233;mocratique qui avait &#233;t&#233; jusqu'ici la marque de son mandat. On savait que le chef de l'&#201;tat, obs&#233;d&#233; par l'ingouvernabilit&#233; italienne, faisait pression sur le centre gauche afin qu'il accepte de n&#233;gocier avec Berlusconi un gouvernement d'union nationale qui rassemblerait le PD et le PDL qui n'en demandait pas tant. Et pour appuyer ceux qui au sein du Parti D&#233;mocrate ne sont pas d&#233;favorables &#224; cette hypoth&#232;se, Giorgio Napolitano, ancien dirigeant de l'aile &#171; migliorista &#187; du PCI, comme on l'appelait alors (en fait, l'aile droite du parti), a fait ses derniers jours une &#233;trange comparaison historique entre la situation que vit aujourd'hui l'Italie et celle qui pr&#233;valait en 1976 quand Enrico Berlinguer, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du PCI, appliquait la politique dite de &#171; solidarit&#233; nationale &#187;. Revenons donc un instant sur l'histoire et la transposition qu'en fait Napolitano qui en &#233;tait d&#233;j&#224; un acteur important.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1248 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:306px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L306xH165/Bersani-Napolitano-32acd.jpg' width='306' height='165' alt=&quot;&quot; style='height:165px;width:306px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La politique de &#171; solidarit&#233; nationale &#187;&lt;/strong&gt; &#233;tait une sorte de succ&#233;dan&#233; du &#171; compromis historique &#187; que Berlinguer avait avanc&#233; en 1973 et qui, au-del&#224; de leurs divergences et de leurs contradictions, pr&#233;conisait l'alliance des deux grands partis populaires qu'&#233;taient la D&#233;mocratie chr&#233;tienne et le Parti communiste italien. Berlinguer avait construit cette proposition strat&#233;gique &#224; partir du constat que l'on ne pouvait gouverner une d&#233;mocratie occidentale avec 51% des voix ni, de surcro&#238;t, contre de larges secteurs des couches populaires que rassemblait toujours la DC. L'&#233;chec de l'Union populaire au Chili et le coup d'&#201;tat militaire contre Allende en 1973 avaient confirm&#233; Berlinguer dans son choix strat&#233;gique. Mais le compromis historique n'&#233;tait pas seulement une mani&#232;re pour un PCI, alors au fa&#238;te de sa popularit&#233; (pr&#232;s de 30 % des voix au mitan des ann&#233;es 70), d'acc&#233;der enfin au pouvoir central. Il ne s'agissait pas non plus d'une simple alliance tactique entre deux partis mais d'une confrontation id&#233;ologique entre deux mouvements populaires sur la base d'un vaste programme de r&#233;formes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1252 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:175px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L175xH186/Berlinguer3-jpgB-2e903.jpg' width='175' height='186' alt=&quot;&quot; style='height:186px;width:175px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Un contexte incomparable&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;Il y avait l&#224; une volont&#233; de confrontation culturelle&lt;/strong&gt; tr&#232;s gramscienne entre les aires catholique et marxiste. Mais Berlinguer resta sans interlocuteur : la DC ne cherchait qu'un appui parlementaire. La politique de solidarit&#233; nationale &#233;tait donc un repli vou&#233; &#224; l'&#233;chec. Par son abstention, le PCI permettait en 1976 la naissance d'un gouvernement Andreotti subtilement qualifi&#233; &#224; l&#8216;&#233;poque de &#171; gouvernement de la non-d&#233;fiance &#187;. Le PCI pensait pouvoir gouverner depuis l'opposition ce qui, sous certains aspects, n'&#233;tait pas totalement faux. Mais pour l'application d'une politique &#8211; celle dite des &#171; deux temps &#187;, les sacrifices d&#8216;abord, les r&#233;formes (qui ne venaient jamais&#8230;) ensuite, qui allait le couper d'une partie importante de son &#233;lectoral. Aldo Moro et Enrico Berlinguer tent&#232;rent encore en 1978 de donner corps &#224; un gouvernement bas&#233; cette fois sur une majorit&#233; incluant les communistes mais l'enl&#232;vement puis l'assassinat du premier par les Brigades rouges mit d&#233;finitivement fin &#224; l'exp&#233;rience. Pour le PCI, le bilan de cette politique de &#171; solidarit&#233; nationale &#187; fut catastrophique tant au niveau &#233;lectoral qu'&#224; celui de l'&#233;volution du parti lui-m&#234;me. Berlinguer en fit d'ailleurs une autocritique s&#233;v&#232;re qui aboutit &#224; un tournant politique majeur du PCI auquel s'opposa alors le Camarade Giorgio Napolitano. La suite est une autre histoire&#8230;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1253 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:272px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L272xH185/Bersani-Berlusconi-2-4a453.jpg' width='272' height='185' alt=&quot;&quot; style='height:185px;width:272px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;L'union nationale ou la mort du PD&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais le parall&#232;le historique qu'a tent&#233; le Pr&#233;sident Napolitano&lt;/strong&gt; n'est pas innocent. Il est aussi &#233;trange de la part d'un homme d'une aussi grande culture et exp&#233;rience politique. Le contexte n'est &#233;videmment pas comparable. Pour rappel, l'Italie vivait alors sous la menace terroriste des Brigades rouges et le r&#232;gne des affaires en tous genres o&#249; non seulement la DC mais aussi le PSI de Bettino Craxi prenait sa large part. On ne peut, cependant, comparer une DC m&#234;me largement corrompue mais qui conservait au moins pour une part de ses dirigeants un projet collectif et le parti entreprise de Silvio Berlusconi. Entre Aldo Moro, homme d'&#201;tat, tentant de sortir l'Italie des blocages de la guerre froide (quelles que soient ses propres motivations partisanes et id&#233;ologiques) et Silvio Berlusconi dont l'action politique ne vise qu'&#224; prot&#233;ger ses int&#233;r&#234;ts personnels, aucun parall&#232;le n'est l&#233;gitime, ni m&#234;me supportable. La man&#339;uvre de Napolitano est d'autant plus curieuse qu'un gouvernement d'union nationale PD/PDL signifierait la mort politique du centre gauche. D&#233;j&#224;, les divisions apparaissent au sein du PD. Cinquante jours apr&#232;s les &#233;lections, la crise s'approfondit d'autant plus que l'impossibilit&#233; de former une majorit&#233; se double des man&#339;uvres pour l'&#233;lection du nouveau chef de l'&#201;tat. Bersani a &#233;t&#233; &#171; grill&#233; &#187; dans une tentative impossible : le leader du PD a bien propos&#233; un programme de r&#233;formes qui s'accordait avec une bonne partie des revendications du Mouvement 5 Stelle, Beppe Grillo n' a eu de cesse de s'opposer &#224; toute ouverture impliquant une prise de responsabilit&#233; et vise uniquement &#224; cultiver son propre capital &#233;lectoral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;strong&gt;On vit sans doute un moment capital dans l'histoire de l'&#233;volution politique italienne.&lt;/strong&gt; Le prochain &#233;pisode aura sans doute pour protagoniste majeur, le jeune et charismatique Mateo Renzi, maire de Florence [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='On y reviendra rapidement' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] et rival malheureux de Bersani aux derni&#232;res &#171; primaires &#187; du PD. Les sondages pr&#233;voient d&#233;j&#224; un bel avenir &#224; celui pour qui le Parti d&#233;mocrate ne peut &#234;tre que celui de Blair et Obama et qui &#233;radiquera les derni&#232;res traces de la gauche historique au sein du PD. Renzi partage ce point commun avec Berlusconi et Grillo que dans tous les d&#233;bats, il r&#233;pond aux questions en se situant en dehors d'un monde politique r&#233;fut&#233; et disqualifi&#233;. Chacun dans son registre veut incarner la &#171; vraie vie &#187; contre la &#171; fausse politique &#187;, le &#171; pays r&#233;el &#187;, en quelque sorte. &#201;trange convergence&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] On y reviendra rapidement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De la sid&#233;ration &#224; la d&#233;vastation, de la politique &#224; la morale</title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/De-la-sideration-a-la-devastation</link>
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		<dc:date>2013-04-06T12:53:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>L'affaire DSK avait, en son temps, plong&#233; les socialistes dans la sid&#233;ration, l'affaire Cahuzac les installe aujourd'hui dans la d&#233;vastation. Tout a &#233;t&#233; dit et redit sur le ministre fraudeur et l'abime politique o&#249; il a jet&#233; ses amis politiques. On s'&#233;tonne cependant encore de cette na&#239;vet&#233; teint&#233;e de toute puissance qui a conduit deux hommes d'une intelligence sup&#233;rieure &#224; croire que leurs frasques sexuelles ou fiscales resteraient cach&#233;es et impunies. Pour le reste, avec un peu de distance, ce qui (...)

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&lt;a href="http://blogs.politique.eu.org/-Le-blog-notes-d-Hugues-Le-Paige-" rel="directory"&gt;Le blog-notes d'Hugues Le Paige&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'affaire DSK avait, en son temps, plong&#233; les socialistes dans la sid&#233;ration, l'affaire Cahuzac les installe aujourd'hui dans la d&#233;vastation. Tout a &#233;t&#233; dit et redit sur le ministre fraudeur et l'abime politique o&#249; il a jet&#233; ses amis politiques. On s'&#233;tonne cependant encore de cette na&#239;vet&#233; teint&#233;e de toute puissance qui a conduit deux hommes d'une intelligence sup&#233;rieure &#224; croire que leurs frasques sexuelles ou fiscales resteraient cach&#233;es et impunies. Pour le reste, avec un peu de distance, ce qui frappe, c'est le torrent de moralisme qui a d&#233;ferl&#233; dans les m&#233;dias et le monde politique [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Des lecteurs de ce Blog-Notes se sont &#233;tonn&#233;s de mon silence depuis le d&#233;but (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] au d&#233;triment, bien souvent, de consid&#233;rations plus politiques et juridiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1246 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:221px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L221xH147/Cahuzac-jpgB-0cee7.jpg' width='221' height='147' alt=&quot;&quot; style='height:147px;width:221px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;La gauche et l'endogamie avec le syst&#232;me&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Le mensonge de Cahuzac ou plus pr&#233;cis&#233;ment la r&#233;v&#233;lation qu'il en a faite lui-m&#234;me semble aux yeux de bien des commentateurs plus important que le d&#233;lit commis. Comme ailleurs, aujourd'hui en Europe, la morale prend le pas sur la politique. Et cela s'explique en ces temps de crise marqu&#233;s par l'incapacit&#233; ou l'impuissance des politiques - et en particuliers de la gauche quand elle exerce ou partage le pouvoir- &#224; peser sur cette crise et &#224; proposer des alternatives au &#171; lib&#233;ralisme r&#233;el &#187; qui nous gouverne en nous enfermant dans une aust&#233;rit&#233; meurtri&#232;re. J&#233;r&#244;me Guedj, un jeune &#233;lu socialiste qui appartient &#224; la gauche du parti a illustr&#233; un autre aspect de la crise politico-morale : &#171; Le dernier point sur lequel on pouvait distinguer du pr&#233;c&#233;dent quinquennat, celui de la morale politique, vient de passer par-dessus bord &#187;, disait-il. [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Le Monde 3 avril 2013' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] Un autre d&#233;put&#233; socialiste ajoutait sous le sceau de l'anonymat que &#171; notre probl&#232;me, c'est que majoritairement, ceux qui incarnent la gauche aujourd'hui sont endogames avec le syst&#232;me qu'ils sont cens&#233;s combattre. Dans ce monde pour les Cahuzac, la fraude fiscale est somme toute quelque chose de normal &#187; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Ibidem' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1247 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:178px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L178xH256/la_balai-50abd.jpg' width='178' height='256' alt=&quot;&quot; style='height:256px;width:178px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Attention &#224; la rh&#233;torique du balai...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; de ce constat indiscutable, le moralisme ambiant emp&#234;che le plus souvent d'identifier la v&#233;ritable nature de la crise fran&#231;aise &#8211; mais aussi largement europ&#233;enne, ne pensons qu'&#224; la Gr&#232;ce, l'Italie ou &#224; l'Espagne-. De ce point de vue, Jean Luc M&#233;lenchon fait tr&#232;s fort et illustre les dangers qui guettent la d&#233;nonciation moraliste quand il parle de la n&#233;cessit&#233; &#171; d'un grand coup de balai(&#8230;) pour purifier cette atmosph&#232;re politique absolument insupportable &#187;. Diable ! Le &#171; balais &#187; et &#171; purifier &#187; voil&#224; qui rappelle le vocabulaire d'autres &#233;poques et d'autres horizons politiques&#8230; Le sociologue Christian Salmon, qui avait soutenu M&#233;lenchon durant la campagne pr&#233;sidentielle, note justement &#224; ce propos : &#171; on ne peut penser le r&#233;el avec une syntaxe moraliste qui oppose les menteurs, les pourris, les bons et les autres &#187;. [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Lib&#233;ration des 6 et 7 avril' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] Salmon ajoute qu' &#171; avec l'affaire Cahuzac nous sommes &#224; la confluence de deux crises majeures. 1. D&#233;cr&#233;dibilisation de la parole politique, amorc&#233;e il y a trente ans suite aux r&#233;volutions n&#233;olib&#233;rales et &#224; la r&#233;volution des technologies et de l'information. 2. Perte de cr&#233;dibilit&#233; de la signature de l'Etat, avec la crise des dettes souveraines. Le Cahuzac qui ment devant la repr&#233;sentation nationale est le m&#234;me qui d&#233;tient comme ministre du Budget la signature de l'Etat (&#8230;) Si l'affaire est explosive, c'est qu'elle est &#224; la crois&#233;e de cette crise de souverainet&#233; de l'Etat. En en faisant une crise morale, conclut Salmon, M&#233;lenchon passe &#224; c&#244;t&#233; de l'essentiel et, par les exc&#232;s, accentue la perte de cr&#233;dit dans la parole publique. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut ne pas partager l'ensemble de l'argumentation de Christian Salmon (ou la nuancer) mais c'est bien &#224; partir de ce type d'analyses (trop rares) que l'on pourra affronter la crise actuelle en termes politiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Des lecteurs de ce Blog-Notes se sont &#233;tonn&#233;s de mon silence depuis le d&#233;but de cette affaire qui entre dans le &#171; p&#233;rim&#232;tre &#187; de mes commentaires habituels. Cette abstinence &#233;tait d&#233;cid&#233;e et justifi&#233;e par la volont&#233; de ne pas en rajouter dans le genre dominant qui peut certes s'expliquer comme premi&#232;re r&#233;action spontan&#233;e mais risque de paralyser la r&#233;flexion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Le Monde 3 avril 2013&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Ibidem&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Lib&#233;ration des 6 et 7 avril&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; De jour comme de nuit &#187; ou nos plus belles ann&#233;es</title>
		<link>http://blogs.politique.eu.org/De-jour-comme-de-nuit-ou-nos-plus</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hugues Le Paige</dc:creator>



		<description>Il y a 10 ans, le r&#233;alisateur italien Marco Tulio Giordana r&#233;alisait un film pour la t&#233;l&#233;vision qui s'appelait &#171; La Miglio gioventu &#187; - &#171; Nos plus belle ann&#233;es &#187;, en fran&#231;ais- et qui retra&#231;ait l&#8216;histoire d'une g&#233;n&#233;ration, celle qui avait 20 ans en 1968 et en Italie. La t&#233;l&#233;vision &#8211; en l'occurrence la RAI- n'avait pas voulu le diffuser- &#171; pas assez grand public &#187;- jusqu'&#224; ce que le film obtienne un prix au Festival de Cannes et dans la foul&#233;e soit progtamm&#233; en salle avec un extraordinaire accueil du public. Et (...)

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&lt;a href="http://blogs.politique.eu.org/-Le-blog-notes-d-Hugues-Le-Paige-" rel="directory"&gt;Le blog-notes d'Hugues Le Paige&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a 10 ans, le r&#233;alisateur italien Marco Tulio Giordana r&#233;alisait un film pour la t&#233;l&#233;vision qui s'appelait &#171; La Miglio gioventu &#187; - &#171; Nos plus belle ann&#233;es &#187;, en fran&#231;ais- et qui retra&#231;ait l&#8216;histoire d'une g&#233;n&#233;ration, celle qui avait 20 ans en 1968 et en Italie. La t&#233;l&#233;vision &#8211; en l'occurrence la RAI- n'avait pas voulu le diffuser- &#171; pas assez grand public &#187;- jusqu'&#224; ce que le film obtienne un prix au Festival de Cannes et dans la foul&#233;e soit progtamm&#233; en salle avec un extraordinaire accueil du public. Et donc, la t&#233;l&#233;vision finira par le diffuser montrant ainsi qu'elle sait courir derri&#232;re le succ&#232;s, ce qui est une mani&#232;re comme une autre de faire son mea culpa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1242 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:180px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L180xH180/Meglio-Gioventu-a0927.jpg' width='180' height='180' alt=&quot;&quot; style='height:180px;width:180px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; De jour comme de nuit &#187;, le dernier roman de Jean Luc Outers, paru chez Actes Sud, incarne &#171; nos plus belles ann&#233;es &#187; &#224; nous qui, en Belgique, avions 20 ans en 68. Comme toujours dans le parcours litt&#233;raire de Jean Luc Outers, le roman puise ses sources dans l'autobiographie de l'auteur. Au d&#233;but des ann&#233;es 70, quand Louvain n'&#233;tait pas encore &#171; la-neuve &#187;, Hippolyte, C&#233;sar et Juliette &#8211; et leurs amis- entrent en r&#233;volte contre leurs parents&#8230;et le monde entier. Ils vivent au rythme de l'espoir, se promenant dans un Portugal lib&#233;r&#233; du fascisme par des militaires qui ont choisi l'&#339;illet pour symbole, ils accompagnent les chants de lib&#233;ration qui se succ&#232;dent en Gr&#232;ce et en Espagne. Se souvient-on que dans le dernier quart du XXe si&#232;cle subsistaient trois dictatures fascistes en Europe ? Ils d&#233;sesp&#232;rent &#224; la mort d'Allende et au coup d'&#233;tat militaire au Chili. Mais ils continuent de penser qu'on peut changer le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1243 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:164px;'&gt;
&lt;img src='http://blogs.politique.eu.org/sites/blogs.politique.eu.org/local/cache-vignettes/L164xH307/JLOuters-e31ea.jpg' width='164' height='307' alt=&quot;&quot; style='height:307px;width:164px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Et m&#234;me &#171; ici et maintenant &#187;, en cr&#233;ant dans une aventure abracadabrante et touchante,l'&#233;cole des &#233;coles, celle qui accueille tous ceux qui en sont exclus. Psy et politique, communaut&#233;s et d&#233;sir individuel, social et philosophie : la grande cohabitation et parfois l'immense confusion cr&#233;atrice des ann&#233;es 70 se d&#233;roule sous la plume et le regard de Jean Luc Outers qui aime promener une ironie malicieuse sur des personnages qui appartiennent &#224; sa propre histoire. On y puisera, selon les cas, nostalgie ou &#233;tonnement mais en se disant qu'avoir 20 ans en 1970 &#233;tait plut&#244;t une belle histoire&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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